Comment composer une assiette fraîche sans finir affamé quelques heures plus tard ? Quand la chaleur coupe l’appétit, les fruits, les glaces ou quelques crudités semblent parfois suffisants. Pourtant, certains assemblages très simples permettent de mieux s’hydrater tout en conservant les protéines et l’énergie nécessaires.
Pourquoi la chaleur coupe-t-elle parfois l’appétit ?
Lorsqu’il fait très chaud, le corps mobilise une partie de sa circulation pour évacuer la chaleur par la peau. L’activité physique diminue souvent, la fatigue augmente et l’envie de cuisiner disparaît.
La digestion peut sembler plus lourde après un repas copieux, très gras ou servi brûlant. Certaines personnes réduisent alors spontanément les quantités, sautent le déjeuner ou se contentent d’un fruit.
Cette diminution ponctuelle n’est pas forcément inquiétante. Elle devient plus problématique lorsqu’elle se répète plusieurs jours et s’accompagne de :
- fatigue croissante ;
- perte de poids ;
- faiblesse musculaire ;
- vertiges au lever ;
- urines rares ;
- difficulté à marcher ;
- somnolence inhabituelle ;
- désintérêt pour les activités quotidiennes.
Les conseils pour manger suffisamment malgré les fortes chaleurs reposent donc moins sur de grandes assiettes que sur des préparations simples, fraîches et régulières.
Un repas plus petit peut convenir, à condition qu’il ne devienne pas un repas presque vide.
Que doit contenir un repas frais mais réellement nourrissant ?
Une assiette adaptée à la chaleur ne se résume pas à une salade verte. Elle doit fournir assez d’énergie pour éviter la faiblesse, tout en restant agréable à manger.
Quatre éléments forment une bonne base :
- une source de protéines ;
- un féculent ou du pain ;
- des légumes ou un fruit ;
- une boisson accessible pendant le repas.
La source de protéines peut être un œuf, du poisson, du poulet, du fromage, un yaourt épais, du tofu, des lentilles, des pois chiches ou des haricots.
Le féculent peut prendre la forme de pâtes, de riz, de semoule, de pommes de terre, de pain ou de flocons d’avoine. Il aide à maintenir les apports énergétiques même lorsque les portions sont réduites.
Une petite quantité d’huile, de fromage, d’avocat, de graines ou de fruits à coque complète l’apport énergétique sans augmenter fortement le volume de l’assiette.
La fraîcheur d’un repas dépend de sa température et de sa légèreté, pas de la suppression des féculents et des protéines.
Faut-il absolument manger froid ?
Non. Un plat servi tiède peut être aussi bien accepté qu’un plat froid. L’essentiel est d’éviter les préparations très chaudes lorsque leur température accentue l’inconfort.
La température doit rester agréable, sans rechercher systématiquement des aliments glacés. Une sensation de froid intense dans la bouche peut réduire temporairement la perception de la soif ou provoquer un inconfort digestif chez certaines personnes.
Plusieurs solutions sont possibles :
- laisser tiédir une omelette avant de la servir ;
- préparer une salade de légumes cuits refroidis ;
- servir une soupe fraîche mais non glacée ;
- sortir un yaourt quelques minutes avant le repas ;
- préparer le plat le matin pour éviter de cuisiner aux heures chaudes.
La température du repas doit également tenir compte des difficultés dentaires ou de déglutition. Un aliment très froid peut être désagréable pour une personne ayant les dents sensibles.
Quelle boisson prévoir avec ces repas ?
L’eau reste la boisson de référence pendant les fortes chaleurs. Elle peut être proposée à température fraîche ou ambiante selon les préférences.
La boisson doit rester visible et facilement accessible, notamment pour une personne âgée qui ressent moins nettement la soif.
Pour varier ponctuellement, il est possible de proposer :
- une eau aromatisée avec quelques morceaux de fruit ;
- une infusion refroidie non excessivement sucrée ;
- un bouillon léger servi tiède ;
- du lait ou une boisson équivalente avec un repas ;
- une petite quantité de jus accompagnant des aliments solides.
Les repères permettant de choisir ses boissons pendant la chaleur rappellent que les sirops, jus et boissons sucrées ne doivent pas remplacer l’eau toute la journée.
Une personne qui suit une restriction hydrique, un régime pauvre en sel ou un traitement pour le cœur ou les reins doit conserver les consignes données par son professionnel de santé.
Les aliments riches en eau complètent les boissons, mais ils ne remplacent pas systématiquement l’eau bue dans la journée.
1. Un taboulé de semoule, pois chiches et légumes croquants
Le taboulé constitue une base facile à préparer à l’avance. Pour en faire un véritable repas, il faut dépasser l’association semoule-persil-tomate et ajouter une source de protéines.
La composition la plus complète peut réunir :
- de la semoule cuite puis refroidie ;
- des pois chiches rincés ;
- du concombre ;
- des tomates ;
- des herbes fraîches ;
- un peu d’huile d’olive ;
- du citron selon la tolérance digestive.
Les pois chiches apportent des protéines végétales et renforcent le caractère rassasiant du repas. Une petite quantité de feta, un œuf dur ou quelques dés de poulet peuvent être ajoutés si les besoins sont plus élevés.
Cette préparation convient bien au déjeuner, car elle se mange facilement sans être volumineuse. Elle peut être accompagnée d’un yaourt ou d’une compote.
Pour une personne ayant des difficultés à mâcher, le concombre peut être pelé et coupé très finement. Les pois chiches peuvent être légèrement écrasés.
Un taboulé sans protéine peut rester une entrée ; l’ajout de pois chiches, d’œuf ou de fromage en fait davantage un repas.
Comment adapter ce taboulé lorsque les crudités sont mal tolérées ?
Les crudités peuvent provoquer des ballonnements ou devenir difficiles à manger chez certaines personnes. Elles ne sont pas obligatoires pour composer une assiette fraîche.
Les légumes cuits refroidis fonctionnent aussi. Le concombre et la tomate peuvent être remplacés en partie par :
- des courgettes cuites ;
- des carottes tendres ;
- des poivrons pelés ;
- des aubergines grillées ;
- des petits pois ;
- des haricots verts coupés.
Une vinaigrette légère et une texture plus tendre rendent souvent le plat plus accessible aux seniors présentant des problèmes dentaires.
2. Une salade de lentilles, œuf et tomates
Les lentilles permettent de préparer une salade nourrissante sans viande. Elles apportent des protéines végétales, des glucides et des fibres.
Pour équilibrer cette salade, associez :
- des lentilles bien cuites ;
- un œuf dur ;
- des tomates ou des carottes cuites ;
- un peu d’échalote si elle est bien tolérée ;
- du persil ;
- une vinaigrette simple.
Une tranche de pain peut compléter le repas lorsque la portion de lentilles est petite. Un fruit mûr ou un fromage blanc peut être proposé ensuite.
Les lentilles en bocal ou en conserve constituent une solution rapide. Elles doivent être rincées si leur jus est très salé, sauf indication alimentaire particulière.
Pour une digestion plus facile, elles peuvent être servies à température fraîche plutôt que très froides, avec des légumes cuits.
Une salade de légumineuses fournit davantage d’énergie et de protéines qu’une assiette composée uniquement de feuilles et de tomates.
Les légumineuses sont-elles trop lourdes lorsqu’il fait chaud ?
Elles peuvent être mal tolérées en grande quantité par une personne qui en consomme rarement. Il vaut alors mieux commencer par une petite portion.
La tolérance s’améliore souvent lorsque les lentilles ou pois chiches sont bien cuits, rincés et associés à des légumes tendres.
En cas de ballonnements importants, la portion peut être réduite et complétée par :
- un œuf ;
- un peu de fromage ;
- du poisson ;
- du yaourt ;
- une tartine de houmous bien lisse.
Une diarrhée en cours constitue une situation différente. Les crudités et légumineuses peuvent alors être moins bien tolérées et les pertes hydriques doivent être surveillées.
3. Une salade de pâtes au thon et aux courgettes
La salade de pâtes est souvent appréciée parce qu’elle est douce, facile à mâcher et adaptable à ce qui reste dans le réfrigérateur.
Une version simple et complète peut contenir :
- des pâtes courtes ;
- du thon au naturel ;
- des courgettes cuites et refroidies ;
- quelques tomates ;
- un peu d’huile d’olive ;
- des herbes aromatiques.
Le thon peut être remplacé par des morceaux de poulet, du saumon cuit, du tofu ou un œuf dur.
Pour éviter une salade sèche, une cuillère de yaourt nature peut être mélangée à la vinaigrette. Cette solution apporte une texture plus moelleuse sans utiliser une grande quantité de mayonnaise.
Les pâtes doivent rester présentes en quantité suffisante. Une salade contenant surtout des légumes, avec seulement quelques morceaux de pâtes, risque de ne pas fournir assez d’énergie.
Les féculents ne rendent pas automatiquement un repas lourd : la sauce, la quantité et les accompagnements comptent davantage.
Peut-on utiliser de la mayonnaise pendant une canicule ?
Une mayonnaise industrielle conservée selon les indications de l’emballage peut être utilisée en petite quantité. Les préparations maison contenant de l’œuf cru demandent davantage de prudence.
La chaîne du froid devient essentielle dès que le plat contient du poisson, des œufs, de la viande, du fromage ou une sauce fragile.
La salade doit être :
- préparée avec des mains et ustensiles propres ;
- refroidie sans attendre inutilement ;
- placée dans un récipient fermé ;
- conservée au réfrigérateur ;
- sortie seulement au moment du repas ;
- transportée dans un sac isotherme si nécessaire.
Une salade restée longtemps dans une voiture, sur un balcon ou sur une table chaude ne doit pas être conservée simplement parce que son aspect paraît normal.
4. Une soupe froide avec tartines de houmous
La soupe froide est utile lorsque mâcher une grande quantité d’aliments devient fatigant. Elle apporte de l’eau et des légumes, mais doit être complétée pour constituer un repas.
Le duo soupe et tartines permet d’associer :
- une soupe de courgette, tomate ou concombre ;
- du pain ;
- du houmous ;
- un peu de fromage ou un œuf selon l’appétit ;
- un fruit ou un laitage en dessert.
Le houmous apporte des pois chiches et une petite quantité de matière grasse. Il peut être étalé sur du pain légèrement grillé ou du pain de mie lorsque la mastication est difficile.
Une soupe de légumes seule apporte souvent peu de protéines et parfois peu d’énergie. Elle peut rassasier momentanément par son volume sans couvrir les besoins du repas.
Une soupe froide hydrate et apporte des légumes, mais elle devient plus nourrissante avec du pain et une source de protéines.
Comment enrichir une soupe froide lorsque l’appétit est faible ?
Une petite portion peut être rendue plus nourrissante sans devenir beaucoup plus volumineuse.
Quelques ajouts simples suffisent :
- une cuillère de fromage frais ;
- du yaourt nature ;
- un filet d’huile d’olive ;
- du lait en poudre dans une soupe adaptée ;
- du tofu soyeux mixé ;
- quelques graines moulues ;
- un œuf servi à côté.
Les personnes suivant un régime particulier doivent adapter ces ajouts aux consignes concernant le sel, les graisses, le potassium ou les protéines.
5. Une salade de pommes de terre, haricots verts et poulet
Cette assiette réunit un féculent, une protéine et un légume dans une préparation familière, facile à portionner.
La base peut comprendre :
- des pommes de terre cuites ;
- des haricots verts ;
- du poulet cuit et refroidi ;
- une vinaigrette légère ;
- du persil ou de la ciboulette.
Le poulet peut être remplacé par du poisson, un œuf, du tofu ou quelques dés de fromage.
Les pommes de terre doivent rester tendres et être coupées en morceaux faciles à saisir. Une personne mangeant peu peut recevoir une petite assiette, puis une deuxième portion si elle la souhaite.
Une compote, une pêche mûre ou un yaourt complète facilement le repas sans nécessiter de longue préparation.
Une assiette froide peut rester traditionnelle et rassurante, ce qui aide souvent lorsque la chaleur réduit l’envie de manger.
Comment utiliser les restes sans prendre de risque ?
Les restes permettent d’éviter de cuisiner pendant les heures chaudes, mais leur refroidissement et leur conservation doivent être rigoureux.
Les aliments cuits doivent être refroidis et placés au réfrigérateur sans attente prolongée à température ambiante.

Quelques précautions réduisent les risques :
- utiliser des récipients peu profonds ;
- ne pas laisser un grand plat plusieurs heures sur le plan de travail ;
- fermer les récipients ;
- dater les préparations ;
- éviter les allers-retours répétés hors du réfrigérateur ;
- jeter un aliment dont la conservation paraît incertaine.
Les personnes âgées, enceintes ou immunodéprimées sont plus vulnérables à certaines infections alimentaires. La prudence est préférable lorsqu’un plat fragile a été mal conservé.
6. Un bol de yaourt, avoine, pêche et amandes
Ce bol convient au petit-déjeuner, à un déjeuner très léger ou à une collation renforcée lorsque l’appétit revient par petites périodes.
Pour former une prise complète, réunissez :
- un yaourt épais ou du fromage blanc ;
- des flocons d’avoine tendres ;
- une pêche, une poire ou une compote ;
- quelques amandes ou noix concassées ;
- éventuellement un peu de miel.
Le yaourt apporte des protéines, l’avoine fournit de l’énergie et le fruit contribue aux apports en eau. Les fruits à coque augmentent l’énergie sans ajouter beaucoup de volume.
Pour une personne ayant des difficultés à mâcher, les amandes peuvent être remplacées par une purée d’oléagineux lisse. Les flocons peuvent être laissés quelques minutes dans le yaourt afin de les ramollir.
Ce bol ne suffit pas toujours pour un dîner complet chez une personne active. Il peut alors être accompagné d’une tartine avec du fromage, du houmous ou un œuf.
Un laitage avec un fruit devient plus nourrissant lorsqu’on lui ajoute une céréale et une petite source de matière grasse.
Ce repas convient-il en cas de diabète ?
Il peut être adapté, mais la quantité de fruit, de miel, de compote et d’avoine doit tenir compte des habitudes alimentaires et du traitement.
Les produits très sucrés doivent rester mesurés. Un yaourt nature et un fruit entier sont généralement préférables à un dessert lacté très sucré accompagné de jus.
La présence de protéines, de fibres et de matières grasses ralentit généralement la prise du repas et améliore sa satiété. Une personne diabétique doit cependant conserver les consignes personnalisées reçues pour ses repas et ses médicaments.
7. Une omelette froide, ratatouille et pain
L’omelette se prépare rapidement le matin et peut être servie tiède ou refroidie. Elle constitue une source de protéines facile à associer à des légumes.
Une assiette équilibrée peut réunir :
- une part d’omelette bien cuite ;
- de la ratatouille refroidie ;
- une tranche de pain ;
- un fruit ou un laitage.
La ratatouille peut être préparée à l’avance ou choisie en conserve lorsque cuisiner devient difficile. Elle doit être conservée au frais après ouverture.
L’omelette peut contenir des herbes, un peu de fromage ou des légumes cuits. Elle ne doit pas rester plusieurs heures à température ambiante.
Pour une personne mangeant peu, une petite part d’omelette et une demi-tranche de pain constituent déjà une base. Une collation peut être prévue quelques heures plus tard.
Lorsque l’appétit diminue, répartir le même repas en deux prises vaut souvent mieux que supprimer la moitié des aliments.
Comment fractionner les repas sans grignoter uniquement du sucre ?
Fractionner signifie répartir les apports sur plusieurs moments, et non consommer toute la journée des biscuits, glaces ou boissons sucrées.
Chaque petite prise devrait idéalement contenir au moins deux familles d’aliments.
Quelques associations simples :
- yaourt et compote ;
- pain et fromage ;
- œuf dur et petite tranche de pain ;
- fruit et poignée de noix ;
- soupe froide et tartine ;
- fromage blanc et flocons d’avoine ;
- houmous et pain tendre.
Une boisson peut être proposée à chaque prise, sans forcer une personne à boire un grand volume en une seule fois.
Peut-on se contenter de fruits et de crudités ?
Les fruits et légumes participent aux apports en eau, en fibres, en vitamines et en minéraux. Ils sont particulièrement utiles pendant les fortes chaleurs.
Ils ne couvrent pourtant pas seuls tous les besoins d’une journée, surtout lorsque la chaleur dure.
Une alimentation composée presque uniquement de melon, pastèque, tomates et salade peut manquer :
- de protéines ;
- d’énergie ;
- de matières grasses ;
- de certains minéraux ;
- de variété alimentaire ;
- de pouvoir rassasiant durable.
La personne risque alors de perdre du poids, de se sentir faible et de réduire encore son activité.
Un fruit ou une assiette de crudités doit donc être associé à du pain, un féculent, un laitage, des œufs, du poisson ou des légumineuses.
L’aliment qui hydrate le plus n’est pas toujours celui qui nourrit suffisamment pour tenir plusieurs heures.
Les glaces peuvent-elles remplacer un dessert ou un repas ?
Une glace peut apporter du plaisir et participer ponctuellement aux apports énergétiques. Elle ne constitue pas une solution complète d’hydratation ni un repas équilibré.
Une glace remplace difficilement les protéines, les féculents, les légumes et les boissons nécessaires au cours de la journée.
Elle peut être servie :
- après un petit repas ;
- avec un fruit ;
- comme collation occasionnelle ;
- en petite portion chez une personne diabétique selon ses consignes.
Une personne qui ne mange plus que des glaces, des biscuits et des boissons sucrées pendant plusieurs jours risque de ne pas couvrir ses besoins nutritionnels.
Comment cuisiner sans réchauffer tout le logement ?
Le four et les longues cuissons augmentent la température de la cuisine. Il est donc utile de déplacer certaines préparations aux heures les plus fraîches.
Une organisation simple permet :
- de cuire les féculents tôt le matin ;
- de préparer deux portions à la fois ;
- d’utiliser des légumes déjà cuits ;
- de choisir des conserves simples ;
- d’utiliser ponctuellement le micro-ondes ;
- de préparer des tartines ou des bols froids ;
- de limiter l’ouverture prolongée du réfrigérateur.
Les plats préparés à l’avance doivent être rapidement refroidis puis conservés au réfrigérateur. Il ne faut pas laisser une casserole tiédir pendant une grande partie de l’après-midi.
Quelles précautions prendre avec les courses et le réfrigérateur ?
Les produits frais commencent à se réchauffer dès leur sortie du magasin. Le trajet doit donc être aussi court que possible.
Les produits réfrigérés doivent voyager dans un sac isotherme, particulièrement lorsque la voiture est chaude ou que plusieurs arrêts sont prévus.
À domicile :
- rangez immédiatement les produits fragiles ;
- évitez de surcharger le réfrigérateur ;
- laissez l’air circuler entre les aliments ;
- respectez les indications de conservation ;
- nettoyez rapidement les liquides renversés ;
- placez les aliments les plus fragiles dans la zone adaptée ;
- ne recongelez pas un produit complètement décongelé.
Une odeur ou une apparence normale ne garantit pas qu’un aliment mal conservé reste sans risque.
Pendant les fortes chaleurs, un repas froid n’est sûr que si les aliments ont réellement été maintenus au froid.
Comment aider une personne âgée qui mange moins ?
Après 65 ou 70 ans, la faim et la soif peuvent devenir moins perceptibles. Une assiette trop grande peut également décourager avant même le début du repas.
La présentation influence fortement l’envie de manger. Il est souvent préférable de servir une petite portion colorée dans une assiette légère, puis de proposer un supplément.
Les signes d’une perte d’appétit préoccupante après 70 ans comprennent notamment la réduction persistante des repas, la perte de poids et la diminution de la force.
Quelques stratégies utiles :
- proposer cinq petites prises plutôt que trois grandes ;
- placer la boisson à portée de main ;
- préparer des textures faciles à mâcher ;
- servir les aliments préférés dans une version équilibrée ;
- enrichir les petites portions ;
- partager le repas lorsque cela est possible ;
- noter ce qui a réellement été mangé ;
- surveiller régulièrement le poids.
Chez un senior, voir une assiette servie ne suffit pas : il faut vérifier ce qui a réellement été consommé.
Comment enrichir une petite portion sans l’alourdir ?
Lorsqu’une personne ne peut manger que quelques cuillères, chaque bouchée doit apporter davantage d’énergie et de protéines.
De petits ajouts bien choisis permettent d’enrichir :
- un œuf dans une salade ;
- du fromage râpé sur des légumes ;
- du yaourt dans une sauce ;
- du lait en poudre dans une préparation lactée ;
- de l’huile dans une soupe froide ;
- une purée d’amandes dans un yaourt ;
- du houmous sur une tartine ;
- du poisson émietté dans des pâtes.
L’objectif n’est pas de rendre le plat très gras, mais d’éviter qu’une petite portion ne fournisse presque rien.
Quelles adaptations prévoir en cas de maladie cardiaque ou rénale ?
Certaines maladies imposent des consignes particulières concernant l’eau, le sel, le potassium ou les protéines. Les recommandations générales ne doivent pas remplacer ces indications personnelles.
La prudence concerne notamment :
- les bouillons très salés ;
- les substituts de sel contenant du potassium ;
- les boissons enrichies en électrolytes ;
- les grandes quantités de liquide prises rapidement ;
- les aliments concentrés en potassium ;
- les compléments alimentaires ajoutés sans avis.
Une personne atteinte d’insuffisance cardiaque ou rénale ne doit pas modifier seule sa restriction de boissons ni son traitement pendant la chaleur.
Un gonflement inhabituel, un essoufflement, une forte diminution des urines, des palpitations ou des vertiges importants justifient un avis adapté.
Quels signes montrent que les repas frais ne suffisent plus ?
Une baisse d’appétit peut être temporaire. Elle ne doit toutefois pas masquer une déshydratation, un épuisement lié à la chaleur ou une autre maladie.
Il faut demander rapidement conseil en cas de :
- vomissements répétés ;
- diarrhée importante ;
- refus durable de boire ;
- urines très rares ;
- perte de poids rapide ;
- faiblesse empêchant de se lever ;
- vertiges persistants ;
- somnolence inhabituelle ;
- aggravation malgré le repos au frais.
Une fatigue qui persiste après les fortes chaleurs peut provenir du manque de sommeil et de repas insuffisants, mais elle peut également nécessiter une évaluation.
Une confusion, une perte de connaissance, des convulsions, une difficulté à respirer ou une incapacité à avaler normalement nécessitent l’appel au 15 ou au 112.
Une personne confuse ou incapable de boire ne doit pas être forcée à manger : elle nécessite une prise en charge urgente.
Comment organiser une journée complète quand l’appétit baisse ?
Il n’est pas nécessaire de concentrer tous les apports dans le déjeuner et le dîner. Une journée fractionnée peut être plus confortable.
Un exemple d’organisation simple :
- matin : yaourt, avoine et fruit ;
- milieu de matinée : boisson et petite tartine ;
- midi : salade de pâtes au thon ;
- goûter : compote et fromage blanc ;
- soir : soupe froide, houmous et pain ;
- plus tard si besoin : petit laitage ou fruit mûr.
Les quantités sont adaptées à l’appétit, à l’activité, au poids et aux éventuelles maladies. Le but est de conserver une régularité, pas d’imposer un menu identique à tous.

Tableau récapitulatif : sept repas adaptés aux fortes chaleurs
| Idée de repas | Source de protéines | Source d’énergie | Adaptation pratique |
|---|---|---|---|
| Taboulé aux pois chiches | Pois chiches, feta ou œuf | Semoule et huile d’olive | Remplacer les crudités par des légumes cuits |
| Salade de lentilles | Lentilles et œuf | Lentilles et pain | Commencer par une petite portion |
| Pâtes au thon | Thon, poulet, tofu ou œuf | Pâtes | Ajouter une sauce au yaourt |
| Soupe froide et tartines | Houmous, fromage ou œuf | Pain et huile | Enrichir une petite portion |
| Pommes de terre et poulet | Poulet, poisson ou tofu | Pommes de terre | Servir une petite assiette tendre |
| Bol yaourt et avoine | Yaourt ou fromage blanc | Avoine, fruit et amandes | Ramollir l’avoine et mixer les noix |
| Omelette et ratatouille | Œufs et éventuellement fromage | Pain | Servir tiède ou refroidi |
Mini-FAQ
Quel est le meilleur repas lorsqu’il fait très chaud ?
Il n’existe pas un repas unique. Une bonne assiette associe généralement une protéine, un féculent, des légumes ou un fruit et une boisson, dans une portion facile à manger.
Peut-on manger uniquement une salade verte à midi ?
Une salade verte seule apporte peu d’énergie et de protéines. Ajoutez du pain ou un féculent ainsi qu’un œuf, du poisson, du fromage, du tofu ou des légumineuses.
Les fruits suffisent-ils pour s’hydrater ?
Ils participent à l’hydratation, mais ne remplacent pas toujours les boissons. Ils ne couvrent pas non plus à eux seuls les besoins en protéines et en énergie.
Faut-il éviter les féculents pendant la canicule ?
Non. Riz, pâtes, semoule, pain et pommes de terre fournissent de l’énergie. Ils peuvent être servis froids ou tièdes avec des légumes et une protéine.
Quel repas proposer à une personne qui refuse la viande ?
Les œufs, le fromage, les yaourts, le tofu, les lentilles, les pois chiches et les haricots permettent de composer des repas sans viande.
Peut-on préparer une salade la veille ?
Oui, à condition de la refroidir rapidement, de la conserver dans un récipient fermé au réfrigérateur et de ne la sortir qu’au moment du repas.
Une soupe froide peut-elle remplacer le dîner ?
Elle le peut lorsqu’elle est complétée par du pain, du houmous, un œuf, du fromage ou un laitage. Une simple soupe de légumes risque d’être insuffisante.
Comment faire manger une personne âgée sans la forcer ?
Servez de petites portions, proposez plusieurs prises, choisissez des textures faciles à mâcher et présentez une boisson à chaque fois. Surveillez ce qui est réellement consommé.
Que manger lorsque les crudités provoquent des ballonnements ?
Choisissez des légumes cuits puis refroidis, des compotes, des soupes fraîches et des féculents tendres. Les crudités ne sont pas indispensables.
Quand la perte d’appétit devient-elle inquiétante ?
Elle mérite un avis lorsqu’elle dure, entraîne une perte de poids, s’accompagne d’urines rares, de vertiges, d’une grande faiblesse ou d’un changement inhabituel de comportement.










