Une douleur dans le pli de l’aine peut surprendre par son emplacement et rendre certains gestes soudainement difficiles. Marcher, monter une marche, se lever ou simplement tourner la jambe peut modifier la sensation. Quelques détails permettent alors de mieux comprendre ce qui mérite d’être surveillé et ce qui justifie une consultation rapide.
En bref :
- La douleur de l’aine peut provenir de la hanche, des muscles, d’une hernie ou d’un autre organe voisin.
- Une douleur déclenchée par la marche et les rotations de hanche peut notamment évoquer une origine articulaire.
- Une boule dans l’aine qui apparaît à l’effort peut correspondre à une hernie.
- Une douleur partant du dos et descendant vers l’aine peut être liée à un calcul urinaire.
- Après une chute, une douleur importante de l’aine avec difficulté à prendre appui doit faire rechercher une fracture de hanche.
- Une masse très douloureuse et irréductible, une douleur testiculaire brutale ou un membre froid et pâle nécessitent une prise en charge urgente.
Sommaire
Où se situe exactement l’aine ?
L’aine correspond à la zone située entre le bas de l’abdomen et le haut de la cuisse.
De nombreuses structures se trouvent à proximité :
- l’articulation de la hanche ;
- les muscles de la cuisse et du bassin ;
- les tendons ;
- le canal inguinal ;
- des ganglions lymphatiques ;
- des nerfs et des vaisseaux ;
- les voies urinaires et certains organes génitaux.
Une même localisation peut donc correspondre à des mécanismes très différents.
La première question consiste à préciser si la douleur se situe vraiment dans le pli de l’aine, plus bas dans la cuisse, près du pubis ou davantage dans le bas-ventre.
Quels détails permettent de mieux décrire une douleur à l’aine ?
Plusieurs caractéristiques sont particulièrement utiles avant une consultation.
Il faut notamment observer :
- si la douleur est à droite, à gauche ou des deux côtés ;
- si elle est apparue brutalement ou progressivement ;
- si elle augmente en marchant ;
- si elle survient en levant ou en tournant la jambe ;
- si une boule est visible ;
- si elle irradie vers la cuisse, le dos ou les organes génitaux ;
- si de la fièvre, des nausées ou des troubles urinaires sont présents ;
- si une chute ou un effort inhabituel a précédé les symptômes.
Le mouvement qui déclenche la douleur constitue souvent un indice important.
L’arthrose de la hanche peut-elle faire mal dans l’aine ?
Oui. La coxarthrose, c’est-à-dire l’arthrose de la hanche, provoque fréquemment une douleur située dans le pli de l’aine.
Elle peut ensuite irradier :
- vers l’avant de la cuisse ;
- vers sa face interne ;
- vers la fesse ;
- parfois jusque dans le genou.
La douleur apparaît généralement progressivement.
Elle est souvent plus importante :
- à la marche ;
- dans les escaliers ;
- lorsque la personne se relève ;
- en entrant ou en sortant d’une voiture ;
- lors des mouvements de rotation de la hanche.
La gêne pour mettre ses chaussettes ou croiser la jambe peut également traduire une diminution de mobilité de la hanche.
Comment distinguer une douleur de hanche d’une douleur musculaire ?
Une douleur musculaire apparaît souvent après un effort ou un mouvement inhabituel.
Elle peut être plus facile à localiser et augmenter lorsque le muscle concerné est contracté ou étiré.

Une douleur venant de l’articulation de la hanche est davantage susceptible de provoquer :
- une limitation des rotations ;
- une raideur ;
- une gêne à la marche ;
- une difficulté croissante dans certains gestes quotidiens.
L’examen de la mobilité de hanche aide à distinguer ces différentes origines.
Les adducteurs peuvent-ils provoquer une douleur dans l’aine ?
Oui. Les adducteurs sont des muscles situés sur la face interne de la cuisse. Ils participent notamment au rapprochement des jambes.
Une élongation ou une lésion musculaire peut apparaître après :
- un faux mouvement ;
- une activité sportive ;
- un écart de jambe inhabituel ;
- un changement brutal de direction ;
- un effort plus important que d’habitude.
La douleur est souvent ressentie dans le pli de l’aine ou à l’intérieur de la cuisse.
Elle augmente généralement lors de certains mouvements, notamment lorsque la personne serre les jambes l’une contre l’autre.
Un hématome, un gonflement important ou une impossibilité de marcher normalement après un traumatisme justifient un examen.
Qu’est-ce qu’une pubalgie ?
Le terme pubalgie décrit une douleur autour du pubis et de l’aine, souvent liée aux muscles, tendons ou insertions situés dans cette région.
Elle est surtout connue chez les personnes pratiquant des activités comportant :
- des changements rapides de direction ;
- des accélérations ;
- des mouvements répétés de jambes ;
- des sollicitations importantes des abdominaux et adducteurs.
La douleur peut devenir chronique lorsque les contraintes se répètent.
Une pubalgie n’est pas une hernie, même si les deux problèmes peuvent provoquer une gêne dans une zone proche.
Comment reconnaître une hernie inguinale ?
Une hernie inguinale correspond au passage d’un tissu ou d’une partie du contenu abdominal à travers une zone de faiblesse de la paroi.
Elle peut provoquer :
- une gêne dans l’aine ;
- une sensation de pesanteur ;
- une douleur à l’effort ;
- une boule ou un renflement sous la peau.
Cette grosseur peut être plus visible :
- en position debout ;
- en fin de journée ;
- lors d’un effort ;
- pendant la toux.
Elle peut au contraire diminuer lorsque la personne s’allonge.
Une boule dans l’aine mérite un examen médical afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une hernie et d’en évaluer le risque de complication.
Quand une hernie de l’aine devient-elle urgente ?
Une hernie peut parfois rester bloquée dans son orifice.
Lorsqu’elle s’étrangle, la circulation sanguine du tissu emprisonné peut être compromise.
Les signes préoccupants comprennent :
- une douleur brutale ou croissante ;
- une boule devenue très sensible ;
- une masse qui ne disparaît plus en position allongée ;
- des nausées ou vomissements ;
- un ventre gonflé ;
- un arrêt des gaz ou des selles.
Une hernie devenue brutalement très douloureuse et irréductible, surtout avec vomissements ou ballonnement abdominal, constitue une urgence chirurgicale.
Une fracture de la hanche peut-elle donner uniquement mal à l’aine ?
Oui. Chez une personne âgée, une fracture du col du fémur peut provoquer une douleur dans le pli de l’aine, la hanche ou la fesse.
Elle survient souvent après une chute, même peu spectaculaire.
Les signes classiques comprennent :
- une douleur importante ;
- une impossibilité de se relever ;
- une difficulté ou une impossibilité à prendre appui ;
- une jambe parfois raccourcie ou tournée vers l’extérieur.
Mais une fracture non déplacée peut être moins évidente.
La personne peut parfois encore marcher, malgré une douleur importante dans l’aine.
Une nouvelle douleur après une chute chez une personne âgée doit donc être évaluée avec prudence.
Que faire après une chute avec douleur dans l’aine ?
Si la personne ne parvient pas à se relever ou à prendre appui sur sa jambe, il ne faut pas la forcer à marcher.
Une fracture de l’extrémité supérieure du fémur doit notamment être recherchée.
Il faut appeler le 15 ou le 112 si :
- la douleur est très importante ;
- la jambe paraît déformée ;
- la personne ne peut pas se relever ;
- elle ne peut pas utiliser normalement la jambe ;
- son état général s’est dégradé.
Une chute banale peut suffire à provoquer une fracture lorsque l’os est fragilisé par l’ostéoporose.
Une douleur venant du dos peut-elle descendre jusqu’à l’aine ?
Oui. Certaines douleurs lombaires ou nerveuses peuvent être ressenties dans l’aine ou le haut de la cuisse.
Selon le nerf concerné, elles peuvent s’accompagner de :
- fourmillements ;
- engourdissement ;
- brûlure ;
- décharges électriques ;
- parfois faiblesse musculaire.
Une douleur nerveuse ne suit pas nécessairement le trajet classique d’une sciatique descendant à l’arrière de la jambe.
La recherche de troubles neurologiques associés fait donc partie de l’examen lorsque la douleur paraît venir du rachis.
Un calcul rénal peut-il provoquer une douleur dans l’aine ?
Oui. Une colique néphrétique peut produire une douleur très intense qui commence dans le dos ou le flanc.

Elle descend ensuite souvent vers :
- le bas de l’abdomen ;
- l’aine ;
- les organes génitaux.
La douleur est généralement unilatérale et peut survenir par crises très intenses.
Elle peut s’accompagner de :
- nausées ;
- vomissements ;
- envies fréquentes d’uriner ;
- parfois sang dans les urines.
La personne a souvent du mal à trouver une position qui la soulage durablement.
Quels signes urinaires associés doivent faire consulter ?
Une douleur de l’aine accompagnée de symptômes urinaires mérite une évaluation adaptée.
Il faut notamment signaler :
- des brûlures en urinant ;
- des envies très fréquentes ;
- du sang visible dans les urines ;
- une difficulté à uriner ;
- de la fièvre ou des frissons ;
- une douleur lombaire associée.
Une fièvre importante avec douleur lombaire peut notamment faire rechercher une infection rénale.
Une douleur intense avec fièvre ne doit pas être considérée comme un simple calcul sans avis médical.
Une douleur testiculaire peut-elle irradier dans l’aine ?
Oui. Plusieurs problèmes concernant le testicule, l’épididyme ou le cordon spermatique peuvent provoquer une douleur ressentie jusque dans l’aine.
Une douleur testiculaire peut être liée, entre autres, à :
- une infection ;
- un traumatisme ;
- une inflammation ;
- plus rarement une torsion testiculaire.
Une douleur brutale d’un testicule, très intense et irradiant vers l’aine, constitue une situation particulière.
La torsion testiculaire est plus fréquente chez les adolescents et jeunes adultes mais peut survenir à tout âge.
Quand une douleur du testicule est-elle une urgence ?
Une torsion testiculaire interrompt la circulation sanguine du testicule et nécessite une intervention très rapide.
Elle peut se manifester par :
- une douleur brutale d’un seul côté ;
- une irradiation vers l’aine ou le bas du dos ;
- des nausées ou vomissements ;
- un testicule remonté dans la bourse ;
- une gêne majeure à la marche.
Une douleur testiculaire brutale et intense ne doit pas être surveillée à domicile : elle nécessite une évaluation médicale immédiate.
Quelles causes gynécologiques peuvent provoquer une douleur dans l’aine ?
Chez la femme, certaines douleurs pelviennes peuvent être perçues dans le bas-ventre et irradier vers l’aine.
Selon l’âge et le contexte, un médecin peut notamment rechercher :
- une affection ovarienne ;
- une affection utérine ;
- une infection pelvienne ;
- une hernie ;
- une cause musculo-squelettique ou articulaire.
Après la ménopause, une douleur nouvelle et persistante mérite d’être explorée lorsqu’aucune cause mécanique évidente n’est retrouvée.
Un examen est particulièrement important en présence de saignements inhabituels, de fièvre, d’une masse ou d’une douleur persistante du bas-ventre.
Des ganglions peuvent-ils former une boule douloureuse dans l’aine ?
Oui. Des ganglions lymphatiques sont normalement présents dans l’aine.
Ils peuvent augmenter de volume lorsqu’ils réagissent à une infection ou à une inflammation située notamment au niveau :
- de la jambe ;
- du pied ;
- de la peau ;
- des organes génitaux.
Un ganglion réactionnel peut être sensible au toucher.
Il faut consulter lorsqu’une masse :
- persiste plusieurs semaines ;
- augmente progressivement ;
- devient très dure ;
- reste fixée ;
- s’accompagne d’une fièvre prolongée ou d’un amaigrissement inexpliqué.
Toute boule dans l’aine n’est donc pas nécessairement une hernie.
Une phlébite provoque-t-elle une douleur à l’aine ?
Une thrombose veineuse profonde provoque plus classiquement une douleur, une lourdeur et un gonflement d’une jambe.
Une douleur isolée du pli de l’aine n’est donc pas son symptôme le plus caractéristique.
La possibilité d’une thrombose doit toutefois être envisagée devant :
- une jambe gonflée d’un seul côté ;
- une douleur du mollet ou de la cuisse ;
- une sensation de chaleur ;
- un contexte d’immobilisation récente.
Un long déplacement avec immobilité prolongée peut constituer un contexte à signaler. Les précautions utiles lors d’un long trajet en voiture reposent notamment sur des pauses et une mobilisation régulière.
Un essoufflement brutal associé à une douleur thoracique ou un malaise impose d’appeler le 15 ou le 112.
Une mauvaise circulation artérielle peut-elle faire mal dans l’aine ?
Une maladie des artères des membres inférieurs provoque davantage des douleurs de jambe à la marche qu’une douleur isolée dans l’aine.
Selon le niveau de l’artère atteinte, la gêne peut toutefois concerner la cuisse ou la fesse.
Les symptômes d’une mauvaise circulation artérielle des jambes comprennent notamment des douleurs liées à l’effort et, aux stades avancés, des troubles cutanés ou des douleurs au repos.
Un membre devenu brutalement froid, pâle et très douloureux constitue en revanche une urgence vasculaire.
Une infection de la hanche peut-elle provoquer une douleur dans l’aine ?
Une infection articulaire est beaucoup plus rare que l’arthrose ou les douleurs musculaires, mais elle doit être identifiée rapidement.
Elle peut provoquer :
- une douleur importante ;
- une limitation majeure des mouvements ;
- une difficulté à prendre appui ;
- de la fièvre ;
- une altération de l’état général.
Une articulation soudainement très douloureuse avec fièvre nécessite une consultation rapide.
Que faire lorsque la douleur semble musculaire ?
Après un effort inhabituel et en l’absence de signe d’alerte, une adaptation temporaire des activités peut suffire.
Il est possible de :
- éviter pendant quelques jours le mouvement déclencheur ;
- maintenir une activité douce tolérée ;
- éviter les étirements forcés sur une douleur aiguë ;
- utiliser du froid après un traumatisme récent si cela soulage ;
- reprendre progressivement les activités.
L’immobilisation complète prolongée n’est généralement pas souhaitable pour une douleur musculo-squelettique simple.
Une aggravation, un hématome important ou une difficulté persistante à marcher nécessitent un avis médical.
Comment soulager une douleur liée à l’arthrose de hanche ?
La prise en charge de la coxarthrose repose généralement sur plusieurs mesures complémentaires.
Selon la situation, elle peut comprendre :
- une activité physique adaptée ;
- des exercices visant à conserver la mobilité ;
- un renforcement musculaire ;
- des antalgiques ;
- une rééducation ;
- parfois une prothèse lorsque l’arthrose devient très invalidante.
Maintenir une activité adaptée permet notamment de préserver la mobilité et la musculature autour de l’articulation.
Quels médicaments peut-on prendre contre une douleur à l’aine ?
Le traitement dépend de la cause et de l’état de santé de la personne.
Le paracétamol peut être proposé dans certaines situations lorsqu’il n’existe pas de contre-indication et que les doses sont respectées.
Les anti-inflammatoires nécessitent davantage de prudence chez les personnes âgées, notamment en présence :
- d’une maladie rénale ;
- d’une maladie cardiovasculaire ;
- d’antécédents digestifs ;
- d’un traitement anticoagulant ;
- de plusieurs médicaments concomitants.
Avant d’ajouter un antalgique, vérifier les médicaments déjà utilisés à domicile permet de limiter les doublons et certaines interactions.
Un médicament ne doit pas servir à masquer durablement une douleur inexpliquée.
Quand une hernie inguinale doit-elle être opérée ?
Le traitement d’une hernie dépend de sa taille, de ses symptômes, du risque de complication et de l’état général de la personne.
Lorsqu’une intervention est indiquée, le chirurgien replace le contenu de la hernie et renforce la zone fragilisée.
Une hernie symptomatique ou qui s’aggrave nécessite une évaluation chirurgicale.
Une hernie étranglée relève quant à elle d’une intervention en urgence.
Quels examens peuvent être réalisés pour une douleur de l’aine ?
Le médecin commence généralement par un examen clinique.
Il peut notamment vérifier :
- la mobilité de la hanche ;
- la marche ;
- la force musculaire ;
- la présence d’une hernie ;
- les ganglions ;
- l’abdomen ;
- les pouls de la jambe ;
- les éventuels signes urinaires ou neurologiques.
Selon les résultats, des examens complémentaires peuvent être demandés :
- radiographie de la hanche ;
- échographie ;
- IRM ou scanner ;
- analyses de sang ;
- analyse d’urines ;
- échographie Doppler vasculaire.
L’examen utile dépend du contexte : une radiographie n’est pas nécessaire pour toute douleur de l’aine.
Pourquoi une douleur de l’aine mérite-t-elle davantage d’attention après 60 ans ?
Avec l’âge, plusieurs causes deviennent plus fréquentes, notamment l’arthrose de hanche et les fractures après une chute.
Une douleur peut également avoir un retentissement rapide sur :
- la marche ;
- l’équilibre ;
- l’habillage ;
- les transferts ;
- les escaliers ;
- l’autonomie quotidienne.
Une réduction importante des déplacements peut elle-même favoriser la perte musculaire et l’isolement.
Lorsque plusieurs maladies ou traitements compliquent l’évaluation, le médecin traitant ou un médecin gériatre peut replacer la douleur dans une approche plus globale.
Quand faut-il consulter pour une douleur à l’aine ?
Un avis médical est recommandé lorsque la douleur :
- persiste plusieurs jours ;
- revient régulièrement ;
- augmente progressivement ;
- fait boiter ;
- limite nettement la mobilité de la hanche ;
- s’accompagne d’une masse ;
- survient après une chute ;
- est associée à des troubles urinaires ;
- s’accompagne de fièvre ;
- entraîne une perte progressive d’autonomie.
Une douleur inexpliquée qui persiste mérite d’être examinée même lorsqu’elle reste supportable.
Quand faut-il appeler le 15 ou le 112 ?
Une prise en charge urgente est nécessaire devant notamment :
- une douleur importante après une chute avec impossibilité de prendre appui ;
- une hernie devenue soudainement très douloureuse et irréductible ;
- des vomissements et un ventre gonflé associés à une masse de l’aine ;
- une douleur testiculaire brutale et intense ;
- une jambe brutalement froide, pâle et très douloureuse ;
- une douleur accompagnée d’un malaise important ;
- un essoufflement brutal associé à une jambe gonflée ou douloureuse.
Une douleur de l’aine devient particulièrement préoccupante lorsqu’elle apparaît brutalement avec une impossibilité de marcher, une masse bloquée, un problème testiculaire aigu ou des signes vasculaires.
Quelles erreurs faut-il éviter ?
- Attribuer toute douleur à un muscle sans tenir compte des autres symptômes.
- Forcer la marche après une chute importante.
- Essayer de repousser brutalement une masse très douloureuse.
- Masser une jambe gonflée ou devenue froide.
- Ignorer une douleur testiculaire soudaine.
- Rester totalement immobile pendant plusieurs semaines pour une douleur mécanique légère.
- Multiplier les anti-inflammatoires sans vérifier les contre-indications.
- Négliger une douleur de hanche qui réduit progressivement l’autonomie.
Le déclenchement, la mobilité et les signes associés sont les informations les plus utiles pour orienter l’évaluation.
Tableau récapitulatif : que peut évoquer une douleur à l’aine ?
| Situation | Cause possible | Repère utile |
|---|---|---|
| Douleur progressive à la marche | Arthrose de hanche | Raideur et rotations limitées |
| Après effort ou faux mouvement | Muscle ou adducteur | Douleur liée aux mouvements |
| Boule augmentant debout ou à l’effort | Hernie inguinale | Examen médical |
| Dos ou flanc puis aine | Colique néphrétique | Douleur intense unilatérale |
| Après chute avec appui impossible | Fracture de hanche | Urgence |
| Boule bloquée + vomissements | Hernie étranglée | Urgence chirurgicale |
| Douleur brutale du testicule et aine | Torsion possible | Urgence immédiate |
Mini FAQ
Pourquoi ai-je mal dans le pli de l’aine quand je marche ?
Une douleur déclenchée par la marche peut notamment provenir de la hanche, d’un muscle ou plus rarement d’un problème vasculaire. Une arthrose de hanche provoque fréquemment une douleur du pli de l’aine qui augmente à la marche et dans les escaliers.
Comment savoir si une douleur à l’aine vient de la hanche ?
Une origine articulaire est davantage suspectée lorsque les rotations de la hanche sont douloureuses ou limitées, que la marche augmente la gêne et que certains gestes comme mettre ses chaussettes deviennent difficiles. L’examen médical permet de le confirmer.
Une boule douloureuse dans l’aine est-elle une hernie ?
Une hernie constitue une possibilité, mais un ganglion ou une autre masse peuvent donner un aspect proche. Une boule qui apparaît à l’effort ou debout puis diminue allongé évoque notamment une hernie. Un examen est nécessaire pour identifier sa nature.
Pourquoi la douleur part-elle du dos pour descendre vers l’aine ?
Une colique néphrétique peut provoquer une douleur intense partant du dos ou du flanc et descendant vers le bas-ventre, l’aine et les organes génitaux. Certaines douleurs nerveuses ou lombaires peuvent également irradier vers cette région.
Quand consulter après une chute avec douleur dans l’aine ?
Chez une personne âgée, une nouvelle douleur de l’aine après une chute doit être prise au sérieux. Une impossibilité de se relever ou de prendre appui, une douleur importante ou une jambe anormalement positionnée justifient d’appeler le 15 ou le 112.
Quels signes rendent une douleur à l’aine urgente ?
Une masse de l’aine devenue brutalement très douloureuse et bloquée, une douleur testiculaire aiguë, une impossibilité de marcher après une chute ou une jambe soudainement froide et pâle nécessitent une évaluation urgente.










