Douleur en haut du dos et aux omoplates : causes et solutions pour la soulager

Douleur en haut du dos et aux omoplates : causes et solutions pour la soulager

Une gêne entre les omoplates peut apparaître après une journée ordinaire et devenir soudain difficile à ignorer. Selon qu’elle change avec les mouvements, descend dans un bras ou s’accompagne d’autres symptômes, son interprétation peut être très différente. Quelques repères permettent de savoir ce qu’il faut observer avant d’agir.

Où se situe exactement le haut du dos ?

Le haut du dos correspond principalement à la région située entre la base du cou et le bas de la cage thoracique. Il comprend notamment la colonne thoracique, les côtes, de nombreux muscles et les deux omoplates, également appelées scapulas.

Une douleur peut être ressentie :

  • entre les deux omoplates ;
  • sur le bord d’une seule omoplate ;
  • à la base du cou ;
  • sur le dessus de l’épaule ;
  • plus profondément dans le thorax ;
  • avec une irradiation vers le bras.

La localisation précise est importante, car une douleur musculaire, cervicale, articulaire ou provenant d’un autre organe peut être ressentie dans une région assez proche.


Les muscles sont-ils souvent responsables d’une douleur entre les omoplates ?

Oui, les muscles du haut du dos constituent une origine fréquente des douleurs dans cette zone.

Le trapèze et les muscles situés autour des omoplates travaillent constamment pour stabiliser la tête, le cou, les épaules et les bras.

Ils peuvent être davantage sollicités après :

  • un effort inhabituel ;
  • le port d’une charge ;
  • du bricolage ou du jardinage ;
  • des gestes répétés avec les bras ;
  • plusieurs heures dans une même position ;
  • une activité réalisée les bras en hauteur.

Une douleur musculaire est souvent sensible aux mouvements. Elle peut être décrite comme une tension, une raideur, une contracture ou un point douloureux.

La douleur peut être importante sans que cela signifie nécessairement qu’une structure du dos est gravement abîmée.


Une mauvaise posture peut-elle faire mal aux omoplates ?

Rester longtemps immobile peut fatiguer les muscles qui maintiennent le haut du corps.

Cela peut arriver devant un ordinateur, en lisant, en regardant un écran ou lors d’un trajet prolongé.

Ce n’est pas forcément l’existence d’une « mauvaise posture » unique qui explique la douleur. Le problème peut surtout venir du temps passé sans changer de position.

Mobiliser les épaules après s'être assise
Mobiliser les épaules après s’être assise.

Quelques réflexes peuvent aider :

  • changer régulièrement de position ;
  • se lever et marcher quelques minutes ;
  • éviter de rester longtemps les épaules figées ;
  • adapter la hauteur de l’écran et du siège ;
  • alterner les tâches lorsque cela est possible.

Ces principes sont également utiles pendant un long trajet en voiture, où l’immobilité prolongée peut accentuer certaines douleurs du dos.


Une douleur aux omoplates peut-elle venir du cou ?

Oui. Une douleur cervicale peut se propager vers les épaules et le haut du dos.

Elle peut notamment être liée aux muscles du cou, aux articulations cervicales ou à des modifications dégénératives comme l’arthrose.

Certains signes orientent davantage vers les cervicales :

  • cou raide ou douloureux ;
  • douleur augmentée lorsque la tête tourne ;
  • contracture entre le cou et l’épaule ;
  • douleur qui descend vers l’épaule ou le bras.

Une douleur cervicale irradiant dans le bras peut correspondre à une irritation d’une racine nerveuse, appelée névralgie cervicobrachiale.


Que signifie une douleur qui descend dans le bras ?

Lorsque la douleur commence dans le cou ou près de l’omoplate puis descend dans un bras, une origine nerveuse peut être envisagée.

Elle peut être accompagnée :

  • de fourmillements ;
  • d’engourdissements ;
  • de sensations électriques ;
  • d’une diminution de la sensibilité ;
  • parfois d’une baisse de force.

Une consultation est indiquée pour déterminer l’origine de ces symptômes.

Une faiblesse nouvelle ou qui progresse dans la main ou le bras nécessite une évaluation particulièrement rapide.


L’épaule peut-elle provoquer une douleur près de l’omoplate ?

Oui. L’omoplate participe directement au fonctionnement de l’épaule.

Après 50 ans, les douleurs de cette articulation sont fréquentes et concernent souvent les tendons et autres structures situées autour de l’articulation.

Une atteinte de la coiffe des rotateurs peut notamment provoquer :

  • une douleur lorsque le bras est levé ;
  • une difficulté à atteindre un objet en hauteur ;
  • une gêne pour enfiler un vêtement ;
  • une diminution de certains mouvements ;
  • une douleur nocturne, notamment en dormant sur l’épaule concernée.

Le lieu où la douleur est ressentie ne correspond pas nécessairement exactement à la structure qui en est responsable.


Comment différencier une douleur d’épaule d’une douleur du haut du dos ?

L’examen des mouvements apporte souvent des indications.

Une douleur davantage liée à l’épaule peut être accentuée en levant ou en tournant le bras.

Une douleur du haut du dos peut davantage varier avec :

  • les mouvements du tronc ;
  • certaines positions prolongées ;
  • le rapprochement des omoplates ;
  • certains efforts sollicitant le dos.

Une origine cervicale devient plus plausible lorsque les mouvements du cou modifient nettement les symptômes.

Aucun de ces indices ne permet à lui seul d’identifier avec certitude la cause : plusieurs régions peuvent être douloureuses simultanément.


L’arthrose peut-elle expliquer une douleur dans le haut du dos ?

Des modifications liées à l’âge peuvent toucher les articulations de la colonne cervicale ou thoracique.

L’arthrose cervicale peut notamment participer à des douleurs du cou et parfois à leur irradiation vers l’épaule.

Mais découvrir de l’arthrose sur une radiographie ne signifie pas automatiquement qu’elle explique toute la douleur.

Les images doivent toujours être rapprochées des symptômes et de l’examen clinique.

De nombreuses modifications articulaires deviennent visibles avec l’âge sans provoquer de douleur particulière.


Chez un senior, faut-il penser à une fracture vertébrale ?

Oui, dans certaines circonstances.

L’ostéoporose fragilise les os et augmente le risque de fracture après un traumatisme parfois modéré.

Les vertèbres peuvent être concernées.

Une fracture doit notamment être envisagée lorsqu’une douleur nouvelle apparaît :

  • après une chute ;
  • après un choc ;
  • après un effort inhabituel chez une personne très fragile ;
  • chez une personne ayant une ostéoporose connue ;
  • après une corticothérapie prolongée.

Une douleur très localisée et nouvelle après une chute chez une personne âgée mérite donc un avis médical, même si elle a réussi à se relever seule.


Pourquoi une perte de taille peut-elle être importante ?

Plusieurs fractures vertébrales peuvent entraîner progressivement une diminution de la taille et accentuer la courbure du dos.

Toutes les fractures vertébrales ostéoporotiques ne provoquent pas une douleur spectaculaire.

Il faut donc signaler au médecin :

  • une perte notable de taille ;
  • un dos qui se voûte progressivement ;
  • un antécédent de fracture de fragilité ;
  • une nouvelle douleur vertébrale.

L’ostéoporose elle-même reste longtemps silencieuse : ce sont parfois ses complications qui conduisent à la découvrir.


Une douleur entre les omoplates peut-elle venir des côtes ?

Oui. Les côtes s’articulent avec les vertèbres thoraciques et sont entourées de muscles et de nerfs.

Une douleur de la paroi thoracique peut être liée notamment à :

  • une contracture musculaire ;
  • un choc ;
  • une fracture de côte ;
  • une irritation intercostale ;
  • certaines articulations de la cage thoracique.

Elle peut être augmentée par un mouvement, une toux ou une inspiration profonde.

Une douleur provoquée par la respiration doit cependant être évaluée avec prudence car des causes pulmonaires peuvent également produire ce type de symptôme.


Le zona peut-il donner une douleur près d’une omoplate ?

Oui. Un zona peut commencer par une douleur, une brûlure ou une sensibilité inhabituelle de la peau avant que les boutons apparaissent.

Les symptômes suivent souvent une bande située d’un seul côté du thorax ou du dos.

Quelques jours plus tard peuvent apparaître :

  • des rougeurs ;
  • des petites vésicules regroupées ;
  • une douleur cutanée importante ;
  • une hypersensibilité au contact des vêtements.

Une brûlure strictement unilatérale suivie d’une éruption doit donc conduire à consulter rapidement.


Une douleur aux omoplates peut-elle être liée au cœur ?

Une douleur d’origine cardiaque n’est pas toujours ressentie uniquement au milieu de la poitrine.

Lors d’un infarctus, une douleur thoracique peut notamment s’étendre vers :

  • un ou les deux bras ;
  • les épaules ;
  • le dos ;
  • le cou ;
  • la mâchoire.

Chez les personnes âgées, les manifestations peuvent parfois être moins typiques.

Un malaise, une fatigue brutale, des sueurs, des nausées ou un essoufflement peuvent être au premier plan.

Une nouvelle douleur du haut du dos associée à une oppression thoracique, un essoufflement, des sueurs ou un malaise doit faire envisager une urgence cardiovasculaire.


Une douleur brutale dans le haut du dos peut-elle venir des poumons ?

Oui. Certaines maladies pulmonaires ou de la plèvre peuvent provoquer une douleur thoracique ressentie sur le côté ou dans le dos.

Elle peut notamment être observée lors :

  • d’une infection pulmonaire ;
  • d’une inflammation de la plèvre ;
  • d’un pneumothorax ;
  • d’une embolie pulmonaire.

Une embolie pulmonaire peut provoquer brutalement une douleur augmentée par l’inspiration et des difficultés respiratoires.

Un essoufflement soudain associé à une douleur thoracique ou dorsale justifie d’appeler immédiatement le 15 ou le 112.


Quelles caractéristiques sont plutôt rassurantes ?

Sans permettre de poser un diagnostic, certains éléments rendent une origine musculo-squelettique plus probable.

C’est notamment le cas lorsque la douleur :

  • est apparue après un effort identifiable ;
  • change clairement avec les mouvements ;
  • est reproduite par certaines positions ;
  • s’améliore progressivement ;
  • n’est accompagnée d’aucun autre symptôme général.

L’évolution reste cependant importante. Une douleur qui cesse de se comporter comme une douleur mécanique ou qui s’aggrave malgré les jours mérite une nouvelle évaluation.


Que peut-on faire pour soulager une douleur musculaire du haut du dos ?

Lorsque la douleur paraît mécanique et qu’aucun signe d’alerte n’est présent, l’objectif est généralement d’éviter que la peur de bouger entraîne une immobilisation prolongée.

Il est possible d’essayer, selon la tolérance :

  • de continuer à marcher ;
  • de réaliser les mouvements ordinaires sans forcer ;
  • de changer souvent de position ;
  • de réduire temporairement les gestes qui déclenchent fortement la douleur ;
  • de reprendre progressivement les activités habituelles.

Le repos au lit prolongé n’est généralement pas une bonne stratégie pour les douleurs mécaniques communes du dos.

En revanche, il ne faut pas forcer sur un mouvement qui provoque une douleur très vive ou inhabituelle.


Quels exercices peut-on faire pour les omoplates ?

Il n’existe pas un exercice universel adapté à toutes les causes de douleur.

Pour une gêne musculaire simple, des mouvements doux peuvent parfois être intégrés progressivement :

  • rouler lentement les épaules vers l’arrière ;
  • rapprocher doucement les omoplates puis relâcher ;
  • mobiliser le cou sans aller dans la douleur ;
  • marcher régulièrement ;
  • interrompre les longues périodes assises.

La règle est de rester progressif. Un exercice qui déclenche une douleur importante, des décharges dans un bras ou une faiblesse doit être interrompu et discuté avec un professionnel.


La chaleur peut-elle aider ?

Certaines personnes ressentent un soulagement temporaire avec une source de chaleur lorsqu’une contracture musculaire est en cause.

Une bouillotte ou une compresse chaude doit rester à température modérée et ne pas être appliquée directement sur la peau pendant une durée excessive.

Cette précaution est particulièrement importante chez une personne présentant :

  • une diminution de la sensibilité ;
  • une neuropathie ;
  • une peau fragile ;
  • des troubles cognitifs empêchant d’évaluer correctement la température.

La chaleur soulage éventuellement un symptôme, mais elle ne permet pas de déterminer son origine.


Peut-on prendre un antidouleur sans consulter ?

Les antalgiques ne sont pas anodins, surtout après 60 ou 70 ans lorsque plusieurs traitements sont déjà prescrits.

Les anti-inflammatoires, notamment, ne conviennent pas à toutes les personnes en raison de leurs effets possibles sur l’estomac, les reins, le système cardiovasculaire ou de leurs interactions avec certains médicaments.

Avant une automédication, il est utile de vérifier les médicaments déjà pris à domicile et de demander conseil à un pharmacien ou un médecin en cas de doute.

Il faut éviter d’additionner plusieurs produits contenant la même substance active sous des noms commerciaux différents.


Quand la kinésithérapie peut-elle être utile ?

Une prise en charge par un masseur-kinésithérapeute peut être proposée lorsque l’évaluation médicale conclut à une origine adaptée à la rééducation.

Elle peut notamment viser à :

  • retrouver une mobilité confortable ;
  • renforcer progressivement certains muscles ;
  • améliorer la fonction de l’épaule ;
  • adapter les gestes du quotidien ;
  • favoriser une reprise progressive de l’activité.

La rééducation dépend de la cause. Une douleur liée à une épaule, aux cervicales ou à une fracture ne nécessite pas le même programme.


Une radio ou une IRM est-elle toujours nécessaire ?

Non. L’imagerie n’est pas automatiquement nécessaire devant une douleur récente évoquant une origine mécanique sans signe inquiétant.

Le médecin décide des examens en fonction :

  • de l’âge ;
  • du traumatisme éventuel ;
  • de la localisation ;
  • de la durée de la douleur ;
  • des symptômes neurologiques ;
  • des antécédents ;
  • de l’examen clinique.

Une radiographie, un scanner ou une IRM peuvent être demandés dans certaines situations, mais l’examen le plus sophistiqué n’est pas nécessairement le plus utile en première intention.


Quand faut-il consulter rapidement ?

Une consultation rapide est recommandée lorsque la douleur :

  • survient après une chute ou un traumatisme chez une personne âgée ;
  • persiste ou augmente progressivement ;
  • réveille régulièrement la nuit ;
  • s’accompagne de fièvre ;
  • est associée à un amaigrissement inexpliqué ;
  • apparaît chez une personne ayant un antécédent de cancer ;
  • descend dans le bras avec des troubles sensitifs ;
  • s’accompagne d’une faiblesse musculaire nouvelle.

Une douleur nouvelle chez une personne cumulant plusieurs pathologies, des traitements nombreux ou une perte d’autonomie peut aussi justifier une évaluation plus globale par le médecin traitant ou, selon la situation, un médecin gériatre.


Quand faut-il appeler le 15 ou le 112 ?

Une douleur située dans le haut du dos peut exceptionnellement être le signe d’une urgence ne provenant pas des muscles.

Il faut appeler le 15 ou le 112 notamment lorsqu’elle est associée à :

  • une douleur ou une oppression dans la poitrine ;
  • un essoufflement soudain ou important ;
  • un malaise ou une perte de connaissance ;
  • des sueurs inhabituelles avec nausées ;
  • une douleur extrêmement brutale et inhabituelle ;
  • une paralysie ou une faiblesse brutale d’un membre ;
  • un trouble soudain de la parole ;
  • une dégradation rapide de l’état général.

Chez une personne âgée, l’absence d’une douleur thoracique typique ne suffit pas à exclure un problème cardiovasculaire sérieux lorsque malaise, essoufflement ou symptômes inhabituels apparaissent brutalement.


Tableau récapitulatif : que peut évoquer une douleur aux omoplates ?

Situation observée Origine possible Repère utile
Douleur après effort ou position prolongée Muscles du haut du dos Varie avec les mouvements
Cou douloureux puis épaule ou bras Cervicales Fourmillements possibles
Douleur en levant le bras Épaule Mobilité parfois limitée
Douleur nouvelle après chute Fracture à rechercher Vigilance si ostéoporose
Brûlure d’un côté puis vésicules Zona Douleur en bande
Douleur avec essoufflement Cause thoracique possible Évaluation urgente
Dos avec oppression et malaise Cause cardiovasculaire possible Appeler le 15 ou 112
Origines possibles d'une douleur aux omoplates
Origines possibles d’une douleur aux omoplates.

Mini FAQ

Pourquoi ai-je mal entre les deux omoplates ?

Une tension musculaire, une position prolongée, certains mouvements répétés ou une douleur provenant du cou figurent parmi les possibilités fréquentes. La durée, les mouvements qui modifient la douleur et les symptômes associés permettent de mieux orienter l’évaluation.

Comment détendre une douleur musculaire entre les omoplates ?

Lorsque l’origine musculaire paraît probable et qu’aucun signe d’alerte n’est présent, changer régulièrement de position, continuer à marcher et reprendre progressivement les mouvements habituels peut être utile. La chaleur modérée peut apporter un soulagement temporaire chez certaines personnes.

Une douleur à l’omoplate peut-elle venir des cervicales ?

Oui. Une cervicalgie peut diffuser vers les épaules. Lorsque la douleur descend dans le bras avec des fourmillements ou des sensations électriques, une irritation d’une racine nerveuse peut notamment être recherchée.

Pourquoi une omoplate fait-elle mal lorsque le bras bouge ?

L’épaule et l’omoplate fonctionnent ensemble. Une atteinte des tendons ou d’autres structures de l’épaule peut donc provoquer une douleur ressentie à proximité de l’omoplate, particulièrement lorsque le bras est levé ou tourné.

Une douleur entre les omoplates peut-elle être cardiaque ?

Une douleur cardiovasculaire peut parfois irradier vers le dos ou les épaules. Une douleur nouvelle accompagnée d’oppression thoracique, d’essoufflement, de sueurs, de nausées ou d’un malaise nécessite une évaluation urgente.

Quand s’inquiéter d’une douleur en haut du dos ?

Il faut consulter rapidement devant une douleur après une chute, une faiblesse du bras, de la fièvre, une douleur persistante ou un amaigrissement inexpliqué. Une douleur associée à un essoufflement brutal, une oppression thoracique, un malaise ou un déficit neurologique impose d’appeler le 15 ou le 112.

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