Mal des transports après 60 ans : pourquoi peut-il apparaître alors qu’on ne l’avait jamais eu ?

Mal des transports après 60 ans : pourquoi peut-il apparaître alors qu’on ne l’avait jamais eu

Être soudainement malade en voiture ou en bateau après des décennies de voyages sans difficulté peut sembler incompréhensible. Le véhicule, la vision, l’oreille interne, un nouveau médicament ou une fatigue inhabituelle peuvent pourtant modifier l’équilibre des informations reçues par le cerveau. Une apparition tardive mérite donc d’être observée avec attention.


Pourquoi le mal des transports peut-il commencer tardivement ?

Le mal des transports, aussi appelé cinétose, peut apparaître chez toute personne dont le système de l’équilibre fonctionne. Il n’est donc pas réservé aux enfants ni aux voyageurs ayant toujours été sensibles.

Une première crise tardive peut être favorisée par :

  • un trajet plus long ou plus sinueux ;
  • une place inhabituelle dans le véhicule ;
  • la lecture ou l’utilisation d’un écran ;
  • une mer plus agitée que lors des voyages précédents ;
  • une fatigue importante ;
  • une forte chaleur ;
  • une modification de la vision ;
  • un problème récent de l’oreille interne ;
  • un changement de traitement.

Le fait de devenir davantage passager peut aussi jouer. Une personne qui conduisait autrefois regarde désormais moins loin, anticipe moins les virages et subit des mouvements qu’elle ne contrôle pas.

L’âge seul n’explique donc pas l’apparition des symptômes. Il faut rechercher ce qui a changé dans le voyage, l’environnement ou l’état de santé.

Une sensibilité nouvelle après 60 ans peut révéler un nouveau conflit sensoriel, mais aussi un trouble distinct qui imite le mal des transports.


Comment le cerveau provoque-t-il les nausées pendant un trajet ?

Le cerveau estime la position et les mouvements du corps en comparant plusieurs sources d’information.

Il utilise notamment :

  • les yeux, qui observent le déplacement ;
  • le système vestibulaire de l’oreille interne ;
  • les muscles et les articulations ;
  • les pressions exercées sur le siège ;
  • les mouvements de la tête et du cou.

Dans une voiture, l’oreille interne détecte les accélérations et les virages. Si la personne lit un livre ou regarde un téléphone, ses yeux voient au contraire un objet apparemment immobile.

Ce décalage entre les informations peut déclencher une réaction progressive : bâillements, chaleur, sueurs, pâleur, salivation, nausées puis vomissements.

À l’inverse, un simulateur ou une vidéo très mobile peut provoquer des symptômes alors que le corps reste réellement immobile.

Le cerveau supporte moins bien un mouvement que les yeux, l’oreille interne et le corps ne décrivent pas de la même manière.


Quels symptômes correspondent à un véritable mal des transports ?

Les symptômes apparaissent normalement pendant une exposition à un mouvement réel ou visuel. Ils commencent souvent progressivement.

Les premiers signes peuvent être :

  • une gêne dans le haut du ventre ;
  • des bâillements répétés ;
  • une sensation de chaleur ;
  • une pâleur ;
  • des sueurs froides ;
  • une salivation inhabituelle ;
  • une fatigue ou une somnolence ;
  • une difficulté à se concentrer ;
  • des étourdissements.

Les nausées peuvent ensuite augmenter et être suivies de vomissements. Certaines personnes ressentent aussi un mal de tête, une vision floue ou une impression de balancement.

L’amélioration après l’arrêt du véhicule constitue un indice important. Les troubles diminuent généralement après quelques minutes au calme, même si une fatigue peut persister.

Des symptômes présents avant le départ, apparaissant au repos ou continuant à s’aggraver longtemps après le trajet nécessitent une autre explication.


Pourquoi l’apparition après 60 ans mérite-t-elle davantage d’attention ?

La sensibilité classique au mal des transports tend généralement à diminuer entre l’enfance et l’âge adulte. Une augmentation nouvelle et nette après 60 ans n’est donc pas toujours une simple conséquence du vieillissement.

Un avis médical devient utile lorsque :

  • les crises apparaissent lors de trajets autrefois bien tolérés ;
  • le seuil de déclenchement diminue rapidement ;
  • les symptômes surviennent aussi en dehors des transports ;
  • un véritable vertige rotatoire est présent ;
  • l’équilibre reste perturbé après le voyage ;
  • une baisse auditive accompagne les nausées ;
  • la vision a récemment changé ;
  • un nouveau médicament a été commencé.

L’objectif n’est pas de rechercher systématiquement une maladie grave, mais d’éviter d’attribuer à la voiture un problème vestibulaire, visuel, neurologique ou cardiovasculaire.

La consultation peut également permettre d’éviter une automédication inadaptée chez une personne prenant déjà plusieurs traitements.

Un premier épisode isolé dans des conditions très inhabituelles peut être banal ; des crises répétées et nouvelles doivent être expliquées.


Un changement de lunettes peut-il favoriser les symptômes ?

La vision participe directement à l’orientation dans l’espace. Une correction récente peut modifier la perception des distances, du sol et des mouvements latéraux.

Une gêne peut apparaître après :

  • le passage à des verres progressifs ;
  • une modification importante de la correction ;
  • des verres mal centrés ;
  • une monture qui glisse ;
  • une différence de correction entre les deux yeux ;
  • une opération récente de la cataracte ;
  • le remplacement d’un seul verre.

Les verres progressifs peuvent déformer la vision périphérique lorsque la personne tourne seulement les yeux au lieu d’orienter toute la tête. Dans un véhicule, ces déformations s’ajoutent aux mouvements du paysage.

Une baisse de la vue, une vision double ou une difficulté nouvelle à évaluer les distances doivent être signalées à un professionnel.

Il ne faut pas revenir seul à une ancienne correction pendant la conduite. Un opticien, un ophtalmologue ou un médecin peut vérifier si la correction participe aux symptômes.


Une maladie de l’oreille interne peut-elle ressembler au mal des transports ?

L’oreille interne contient les organes qui détectent les rotations, les accélérations et l’inclinaison de la tête. Une perturbation vestibulaire peut modifier la tolérance aux mouvements.

Elle peut provoquer :

  • une sensation que la pièce tourne ;
  • un déséquilibre en marchant ;
  • des nausées lors des mouvements de tête ;
  • une instabilité dans les lieux animés ;
  • une gêne devant les rayons d’un magasin ;
  • une sensibilité accrue aux virages ;
  • une vision qui semble bouger en marchant.

Un vertige positionnel peut survenir lorsque la personne se couche, se retourne dans le lit ou relève la tête. Ce déclenchement ne correspond pas au mal des transports classique.

Une baisse auditive récente, des acouphènes d’un seul côté ou une sensation d’oreille pleine doivent également être signalés.

Un médecin peut orienter vers un ORL ou un professionnel spécialisé dans les troubles vestibulaires lorsque les crises persistent.

Des nausées provoquées par le mouvement de la tête au repos ne doivent pas être automatiquement attribuées à la voiture.


La migraine peut-elle commencer par des vertiges et des nausées ?

Une migraine vestibulaire peut provoquer une sensibilité importante au mouvement, des vertiges et des nausées, avec ou sans mal de tête au premier plan.

Les épisodes peuvent être associés à :

  • une sensibilité à la lumière ;
  • une gêne au bruit ;
  • une vision scintillante ;
  • un mal de tête pulsatile ;
  • une aggravation par les mouvements ;
  • une intolérance aux écrans ;
  • une sensation de tangage.

Un ancien terrain migraineux peut redevenir visible lorsque la fatigue, le stress, le manque de sommeil ou un long déplacement se cumulent.

Une céphalée brutale, extrêmement intense ou différente des maux de tête habituels ne doit cependant pas être considérée comme une simple migraine.

Une première crise de vertige accompagnée d’un mal de tête inhabituel après 60 ans mérite une évaluation médicale rapide.


Pourquoi lire ou regarder son téléphone aggrave-t-il le problème ?

Regarder un écran fixe à proximité indique aux yeux que le corps ne bouge presque pas. L’oreille interne détecte pourtant les accélérations, les freinages et les virages.

Regarder l’horizon pendant le trajet
Regarder l’horizon pendant le trajet.

Le conflit augmente lorsque la personne :

  • lit pendant plusieurs minutes ;
  • fait défiler rapidement des contenus ;
  • regarde une vidéo ;
  • écrit des messages ;
  • consulte une carte très détaillée ;
  • place l’écran bas sur ses genoux ;
  • baisse longtemps la tête.

Les petits caractères et une luminosité inadaptée ajoutent une fatigue visuelle. Le phénomène peut être plus marqué avec de nouveaux verres ou une vision moins précise.

Il vaut mieux ranger l’écran dès les premiers bâillements, regarder loin devant et maintenir la tête contre l’appuie-tête lorsque cela reste confortable.

Fermer les yeux peut parfois réduire le conflit visuel, notamment lorsque la vue sur l’extérieur est impossible.


La place occupée dans le véhicule change-t-elle le risque ?

La perception du mouvement n’est pas identique à chaque emplacement. Les places éloignées du centre du véhicule subissent parfois davantage d’oscillations.

En voiture, il est généralement préférable de :

  • s’installer à l’avant lorsque cela est autorisé et sûr ;
  • regarder la route et l’horizon ;
  • éviter une place dos à la marche ;
  • maintenir la tête relativement stable ;
  • ne pas lire ;
  • ouvrir légèrement une aération si nécessaire.

Le conducteur est souvent moins malade que le passager, car il anticipe les freinages, les accélérations et les virages. Cette différence ne signifie pas que la personne doit conduire lorsqu’elle se sent déjà nauséeuse ou étourdie.

Lors d’un long trajet en voiture, des pauses régulières permettent de marcher, regarder un point stable et vérifier que les symptômes disparaissent réellement.

La ceinture doit rester attachée correctement. Il ne faut pas s’allonger sur la banquette ni changer de place pendant que le véhicule roule.


Le bateau, l’avion et l’autocar provoquent-ils les mêmes sensations ?

Le mécanisme général reste similaire, mais chaque moyen de transport crée un type de mouvement particulier.

En bateau :

  • rester près du centre du navire réduit parfois les oscillations ;
  • regarder l’horizon peut stabiliser les repères ;
  • l’air frais peut améliorer le confort ;
  • une cabine sans vue peut accentuer le conflit sensoriel.

En avion :

  • une place près des ailes est généralement moins mobile ;
  • les turbulences augmentent les accélérations imprévisibles ;
  • la lecture pendant une période agitée peut aggraver les nausées.

Dans un autocar, les places arrière cumulent parfois davantage les mouvements verticaux et latéraux.

Le choix d’une place plus stable réduit le stimulus, mais ne remplace pas une évaluation lorsque les symptômes sont nouveaux, intenses ou persistants.


La fatigue, la chaleur et la déshydratation peuvent-elles abaisser le seuil ?

Une personne fatiguée tolère parfois moins bien les informations sensorielles contradictoires. Le manque de sommeil peut aussi augmenter les maux de tête et la sensibilité aux écrans.

Le risque de malaise augmente lorsque le trajet s’accompagne :

  • d’une nuit trop courte ;
  • d’une forte chaleur dans l’habitacle ;
  • d’un repas insuffisant ;
  • d’une hydratation trop faible ;
  • d’une consommation d’alcool ;
  • d’un effort réalisé juste avant le départ ;
  • d’une fatigue inhabituelle après 60 ans.

La chaleur peut provoquer elle-même des nausées, des vertiges, une faiblesse et des maux de tête. Ces symptômes peuvent être confondus avec une cinétose.

Une confusion, une température corporelle très élevée ou une absence de transpiration pendant une forte chaleur nécessitent une prise en charge urgente.

Le véhicule doit être aéré ou rafraîchi sans diriger un souffle glacé en permanence sur le visage.


Un nouveau médicament peut-il provoquer ou accentuer les nausées ?

Un médicament peut augmenter la somnolence, modifier la tension artérielle, perturber l’équilibre ou provoquer directement des nausées.

La question se pose particulièrement après :

  • le début d’un nouveau traitement ;
  • une augmentation de dose ;
  • l’association de plusieurs médicaments sédatifs ;
  • la prise d’un somnifère avant le départ ;
  • l’utilisation d’un traitement contre l’anxiété ;
  • la consommation simultanée d’alcool ;
  • une erreur dans le pilulier.

Il ne faut pas arrêter seul un traitement prescrit. Le médecin ou le pharmacien peut vérifier si les symptômes correspondent à un effet indésirable ou à une interaction.

Un médicament oublié dans une voiture exposée à une forte chaleur doit également être contrôlé avant d’être utilisé.

La liste complète des traitements, y compris les produits sans ordonnance et les compléments, doit être présentée au professionnel.


Comment distinguer un mal des transports d’un malaise cardiovasculaire ?

Le mal des transports peut provoquer pâleur, sueurs, nausées et faiblesse. Ces signes peuvent également accompagner une chute de tension, un trouble du rythme ou un problème cardiaque.

Une autre cause doit être envisagée lorsque surviennent :

  • une douleur ou une oppression thoracique ;
  • un essoufflement inhabituel ;
  • des palpitations prolongées ;
  • une perte de connaissance ;
  • une sensation de malaise sans rapport clair avec les virages ;
  • des symptômes persistant après l’arrêt ;
  • une faiblesse majeure.

Des palpitations pendant une forte chaleur peuvent être favorisées par la déshydratation, mais elles ne doivent pas être banalisées lorsqu’elles s’accompagnent de douleur, d’essoufflement ou de malaise.

La personne ne doit pas reprendre le volant tant que la cause du malaise reste incertaine.

Des nausées liées au mouvement s’améliorent normalement à l’arrêt ; une douleur thoracique ou une perte de connaissance impose une autre conduite.


Que faire dès les premiers signes pendant le trajet ?

Agir dès les bâillements, la chaleur ou la salivation peut empêcher l’aggravation des nausées.

  1. Arrêter immédiatement la lecture ou l’écran.
  2. Regarder loin devant ou vers l’horizon.
  3. Stabiliser la tête contre l’appuie-tête.
  4. Respirer lentement et régulièrement.
  5. Desserrer les vêtements trop serrés.
  6. Faire entrer de l’air frais sans refroidissement excessif.
  7. Demander une pause dès que l’arrêt est possible en sécurité.
  8. Sortir du véhicule avec prudence.
  9. S’asseoir si un étourdissement persiste.
  10. Boire quelques gorgées selon la tolérance.

La personne doit éviter de se lever brusquement après plusieurs heures assise. Un vertige ou un médicament sédatif peut augmenter le risque de chute.

Après un vomissement, de petites quantités d’eau sont mieux tolérées qu’un grand verre avalé rapidement.

Le conducteur ne doit pas s’arrêter sur une bande dangereuse ni poursuivre jusqu’à la prochaine destination si sa vigilance diminue.


Quels gestes réduisent le risque avant le départ ?

La prévention commence plusieurs heures avant le voyage, surtout lorsqu’un trajet récent a déjà déclenché des symptômes.

Il est utile de :

  • dormir suffisamment ;
  • éviter l’alcool ;
  • prendre un repas léger ;
  • ne pas partir complètement à jeun ;
  • prévoir de l’eau ;
  • choisir une place stable ;
  • régler correctement ses lunettes ;
  • préparer de la musique ou un contenu audio plutôt qu’un livre ;
  • programmer des pauses ;
  • tester toute mesure médicamenteuse avant le jour du voyage.

Un repas très gras ou copieux peut renforcer la sensation d’estomac plein. À l’inverse, une longue période sans manger peut favoriser faiblesse et nausées chez certaines personnes.

Les odeurs fortes de parfum, de tabac, de carburant ou de nourriture peuvent aggraver les symptômes.

Une personne ayant déjà vomi lors d’un trajet doit prévoir un sac adapté, des mouchoirs, de l’eau et des vêtements de rechange sans attendre la crise suivante.


Les bracelets, le gingembre ou la respiration sont-ils efficaces ?

Les méthodes non médicamenteuses ont l’avantage de ne pas provoquer de somnolence ou d’effets anticholinergiques.

Les mesures les plus logiques consistent à :

  • regarder un repère extérieur stable ;
  • réduire les mouvements de la tête ;
  • éviter les tâches visuelles rapprochées ;
  • s’allonger lorsque cela est possible et sûr ;
  • respirer lentement ;
  • écouter une musique apaisante ;
  • s’habituer progressivement à certains trajets.

Les bracelets de pression et le gingembre peuvent sembler utiles à certaines personnes, mais leur efficacité reste variable. Ils ne doivent pas retarder une consultation en présence de symptômes nouveaux ou atypiques.

Le gingembre sous forme concentrée ou complément alimentaire peut provoquer une gêne digestive et interagir potentiellement avec certains traitements, notamment ceux modifiant la coagulation.

L’homéopathie ne doit pas remplacer les stratégies sensorielles ni un traitement validé lorsqu’il est nécessaire.


Pourquoi les médicaments contre le mal des transports demandent-ils de la prudence après 60 ans ?

Les médicaments efficaces contre la cinétose agissent souvent sur le cerveau et le système vestibulaire. Cette action explique aussi une partie de leurs effets indésirables.

Ils peuvent provoquer :

  • une somnolence importante ;
  • une baisse de l’attention ;
  • une vision floue ;
  • une bouche sèche ;
  • une constipation ;
  • une difficulté à uriner ;
  • une confusion ;
  • une instabilité et des chutes.

Certains antihistaminiques de première génération et médicaments anticholinergiques présentent davantage de risques chez les personnes âgées, particulièrement en présence de glaucome, de troubles urinaires, de constipation, de troubles cognitifs ou de plusieurs traitements sédatifs.

Un produit disponible sans ordonnance n’est pas automatiquement adapté après 60 ans. Le pharmacien doit connaître les maladies, les traitements habituels et la personne qui conduira.

Une première prise ne doit pas être testée juste avant de prendre le volant, de monter seul sur un bateau ou de circuler dans un lieu où une chute serait dangereuse.

Le médicament peut réduire les nausées tout en diminuant la vigilance et l’équilibre.


Peut-on conduire après avoir pris un traitement préventif ?

La réponse dépend du médicament, de sa dose et de la réaction individuelle. De nombreux traitements contre le mal des transports altèrent la vigilance.

Il ne faut pas conduire lorsque la personne présente :

  • une somnolence ;
  • une vision floue ;
  • des vertiges ;
  • une difficulté à se concentrer ;
  • un ralentissement des réactions ;
  • une confusion ;
  • une instabilité à la marche.

Le pictogramme figurant sur la boîte et les indications de la notice doivent être respectés. L’absence de somnolence lors d’une ancienne prise ne garantit pas une réaction identique après un changement de dose ou l’ajout d’un autre traitement.

L’alcool renforce fréquemment les effets sédatifs et doit être évité.

Le voyage doit être organisé avec un autre conducteur lorsque la prévention nécessite un médicament susceptible de diminuer la vigilance.


Quand faut-il consulter sans urgence immédiate ?

Une consultation programmée est recommandée lorsque le problème se répète ou modifie les activités habituelles.

Il faut notamment prendre rendez-vous si :

  • le mal des transports apparaît pour la première fois après 60 ans ;
  • les symptômes surviennent lors de trajets courts ;
  • la sensibilité augmente rapidement ;
  • des vertiges apparaissent au repos ;
  • l’équilibre reste perturbé après le trajet ;
  • une baisse auditive ou des acouphènes sont présents ;
  • la vision a changé ;
  • les crises s’accompagnent de maux de tête inhabituels ;
  • un nouveau médicament pourrait être impliqué ;
  • les vomissements provoquent une déshydratation.

Le médecin demandera dans quelles circonstances les symptômes commencent, leur durée, leur relation avec les mouvements de tête et les signes associés.

Un journal de quelques trajets peut préciser la place occupée, la durée, l’usage d’un écran, les repas, les médicaments et le délai d’amélioration.

Une évaluation de la vision, de l’audition, de l’équilibre, de la tension et des traitements peut être proposée selon le contexte.


Quels signes nécessitent d’appeler le 15 ou le 112 ?

Des nausées ou des vertiges ne doivent pas être attribués au transport lorsqu’ils s’accompagnent d’un signe neurologique, cardiaque ou d’une altération importante de l’état général.

Cinétose : consultation ou urgence
Cinétose : simple consultation ou urgence ?

Il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112 en présence de :

  • faiblesse ou engourdissement d’un côté ;
  • déformation du visage ;
  • difficulté à parler ou à comprendre ;
  • vision double ou perte brutale de la vision ;
  • mal de tête brutal et inhabituel ;
  • incapacité soudaine à tenir debout ;
  • perte de connaissance ;
  • douleur thoracique ;
  • difficulté à respirer ;
  • palpitations avec malaise ;
  • vomissements répétés avec confusion ;
  • aggravation très rapide.

Ces signes peuvent évoquer notamment un accident vasculaire cérébral, un trouble cardiaque ou une autre urgence sans rapport direct avec la cinétose.

Même si le trouble neurologique disparaît en quelques minutes, l’appel reste nécessaire.

La personne ne doit pas conduire, boire ni prendre un médicament par voie orale si elle présente un trouble de conscience ou une difficulté à avaler.

Un trouble brutal de la parole, de la vision, de la force ou de l’équilibre n’est jamais un simple mal des transports.


Pourquoi une sensation de tangage peut-elle persister après un voyage en bateau ?

Après avoir quitté un bateau, certaines personnes ont brièvement l’impression que le sol continue de bouger. Cette sensation transitoire peut durer quelques minutes ou quelques heures.

Elle peut se manifester par :

  • une impression de balancement ;
  • une marche hésitante ;
  • une sensation de sol instable ;
  • une fatigue ;
  • un besoin de s’appuyer.

Il faut éviter de conduire ou de descendre seul un escalier tant que l’équilibre reste incertain.

Une sensation persistant plusieurs jours, s’aggravant ou accompagnée d’une véritable rotation, d’une baisse auditive ou de signes neurologiques doit être examinée.

Une personne âgée présente également un risque de chute au moment de débarquer, particulièrement après un médicament sédatif ou une nuit agitée.


Comment préparer un prochain voyage après un premier épisode ?

Un premier épisode ne signifie pas que tous les déplacements futurs provoqueront les mêmes symptômes. Une préparation ciblée peut permettre d’identifier et de réduire les facteurs déclenchants.

Avant le départ, il est utile de :

  • faire vérifier un changement récent de vision ;
  • signaler les vertiges survenant au repos ;
  • faire relire la liste des médicaments ;
  • choisir une place plus stable ;
  • prévoir un autre conducteur ;
  • éviter la lecture et les écrans ;
  • dormir suffisamment ;
  • emporter de l’eau ;
  • programmer des pauses ;
  • garder les ordonnances accessibles.

Pour un déplacement à l’étranger, les médicaments doivent rester dans leur emballage d’origine et être accompagnés des documents nécessaires.

La préparation d’un voyage à l’étranger permet également de vérifier les besoins médicaux propres à la destination.

Dans l’Union européenne, la carte européenne d’assurance maladie facilite l’accès aux soins médicalement nécessaires selon les règles locales.

Le bon plan de prévention dépend autant de la cause probable que du moyen de transport.


Tableau récapitulatif : mal des transports ou autre cause ?

Situation observée Interprétation possible Réflexe à adopter
Nausées pendant les virages, améliorées à l’arrêt Mal des transports probable Regarder loin, arrêter l’écran et faire une pause
Symptômes surtout pendant la lecture Conflit visuel et vestibulaire Ranger le téléphone et regarder la route
Gêne apparue avec de nouveaux verres Adaptation ou correction visuelle à vérifier Faire contrôler les lunettes et la vision
Vertige lorsque la personne se retourne dans le lit Trouble vestibulaire possible Prendre un avis médical
Somnolence après un médicament préventif Effet sédatif Ne pas conduire et demander conseil
Symptômes persistants longtemps après le trajet Autre cause à rechercher Consulter si la gêne persiste ou récidive
Baisse auditive, acouphène ou déséquilibre durable Atteinte vestibulaire ou auditive possible Faire examiner rapidement
Trouble de la parole, vision double ou faiblesse Urgence neurologique possible Appeler immédiatement le 15 ou le 112

Mini FAQ

Peut-on avoir le mal des transports pour la première fois après 60 ans ?

Oui. Un trajet inhabituel, une place différente, la lecture, un changement visuel, un trouble vestibulaire ou un médicament peuvent modifier la tolérance. Une apparition répétée et nouvelle mérite toutefois un avis médical.

Pourquoi suis-je malade comme passager mais pas comme conducteur ?

Le conducteur anticipe les accélérations, les freinages et les virages tout en regardant loin devant. Le passager subit davantage les mouvements imprévus et peut regarder un écran ou l’intérieur du véhicule.

Les verres progressifs peuvent-ils donner le mal des transports ?

Ils peuvent contribuer à une gêne lors de leur adaptation ou si la correction est mal centrée. Les déformations périphériques deviennent plus sensibles dans un véhicule. Une gêne durable doit conduire à faire vérifier les lunettes et la vision.

Quel médicament prendre après 60 ans ?

Le choix doit être discuté avec un médecin ou un pharmacien. Certains traitements provoquent somnolence, confusion, vision floue, rétention urinaire ou chutes et peuvent interagir avec les médicaments habituels.

Quand les symptômes ne correspondent-ils plus au mal des transports ?

Ils sont atypiques s’ils apparaissent au repos, persistent en s’aggravant après le trajet, s’accompagnent d’une baisse auditive, d’une douleur thoracique, d’un vertige positionnel ou d’un changement neurologique.

Quels signes imposent d’appeler immédiatement les secours ?

Il faut appeler le 15 ou le 112 en cas de trouble brutal de la parole, faiblesse d’un côté, visage déformé, vision double, incapacité à tenir debout, perte de connaissance, douleur thoracique ou difficulté respiratoire.

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