Depuis 2025, la vaccination contre le pneumocoque est recommandée à toutes les personnes de 65 ans et plus. Ce vaccin reste pourtant moins connu que ceux contre la grippe ou le Covid-19. Il vise à réduire le risque d’infections graves, notamment les pneumonies, méningites et infections du sang, qui peuvent avoir des conséquences importantes chez les seniors.
- Le pneumocoque peut provoquer des infections respiratoires graves.
- La recommandation concerne désormais toutes les personnes de 65 ans et plus.
- Un médecin, un pharmacien ou un infirmier peut aider à vérifier la situation vaccinale.
Sommaire
Pourquoi ce vaccin revient dans le calendrier des seniors ?
Le pneumocoque est une bactérie fréquente, parfois présente dans le nez ou la gorge sans provoquer de symptômes. Mais chez les personnes plus fragiles, elle peut entraîner une pneumonie, une méningite ou une bactériémie. Ces infections sont plus difficiles à supporter avec l’âge, surtout en cas de maladie chronique, de baisse des défenses immunitaires ou de perte d’autonomie.
La Haute Autorité de santé a recommandé d’élargir la vaccination à l’ensemble des adultes de 65 ans et plus, afin de simplifier le calendrier vaccinal et de mieux protéger les personnes âgées. Vaccination Info Service précise que cette recommandation est élargie depuis avril 2025 aux 65 ans et plus, avec ou sans facteur de risque.
À partir de 65 ans, l’âge seul devient un repère suffisant pour parler du vaccin contre le pneumocoque avec un professionnel de santé.
Quelles infections le pneumocoque peut provoquer ?
Le pneumocoque est surtout connu pour les pneumonies. Chez un senior, une pneumonie peut entraîner une hospitalisation, une fatigue prolongée, une perte d’autonomie temporaire ou durable. La bactérie peut aussi passer dans le sang ou atteindre les méninges : ces formes invasives sont plus rares, mais beaucoup plus graves.
Le risque ne concerne pas seulement les personnes déjà très malades. Après 65 ans, l’organisme récupère souvent moins vite après une infection aiguë. C’est pourquoi prévenir avant la complication devient un enjeu important du vieillissement en bonne santé.
Qui est concerné en priorité ?

La recommandation est simple : toute personne de 65 ans et plus peut demander un point sur sa vaccination pneumocoque. Certaines situations justifient une vigilance encore plus forte.
| Situation | Pourquoi être vigilant ? | Bon réflexe |
|---|---|---|
| 65 ans et plus | L’âge augmente le risque de formes graves. | Faire vérifier le carnet vaccinal. |
| Maladie respiratoire ou cardiaque | Une infection peut déstabiliser l’état général. | Demander conseil au médecin traitant. |
| Diabète, insuffisance rénale, immunodépression | Le risque d’infection sévère peut être plus élevé. | Prévoir un avis personnalisé. |
| Vie en collectivité ou EHPAD | Les infections respiratoires circulent plus facilement. | En parler lors du bilan vaccinal. |
Une dose, mais un point à vérifier avant
Le schéma recommandé chez les adultes concernés repose aujourd’hui sur une dose unique avec un vaccin adapté aux recommandations en vigueur. Mais il ne faut pas se vacciner “à l’aveugle” si une vaccination ancienne a déjà été faite. Le professionnel de santé doit vérifier le carnet de vaccination, le dossier médical partagé ou les anciennes ordonnances.
Ce point est important car les anciennes recommandations étaient plus complexes et concernaient surtout les personnes à risque. Certains seniors peuvent donc avoir reçu un vaccin par le passé, tandis que d’autres n’ont jamais été informés de cette possibilité.
Le bon réflexe après 65 ans : profiter d’un rendez-vous médical, d’un renouvellement d’ordonnance ou d’un passage en pharmacie pour demander : “Suis-je à jour pour le pneumocoque ?”

Ne pas le confondre avec les autres vaccins d’hiver
Le vaccin contre le pneumocoque ne remplace pas la vaccination contre la grippe, le Covid-19, le zona ou le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite. Chaque vaccin cible un risque différent. Ameli rappelle que les vaccinations contre le pneumocoque et le zona sont désormais recommandées à l’ensemble des personnes âgées de 65 ans et plus.
Cette question peut être abordée à l’automne, au moment où les seniors pensent plus spontanément à la grippe. Mais il n’est pas obligatoire d’attendre l’hiver pour vérifier son statut. Le plus utile est de faire un bilan vaccinal complet, surtout en cas de maladie chronique ou de traitements multiples.
Quand demander un avis médical ?
Un avis médical est indispensable en cas d’antécédent d’allergie sévère à un vaccin, d’immunodépression, de traitement lourd, de maladie aiguë avec fièvre ou de doute sur une vaccination antérieure. Le médecin peut aussi préciser le bon moment pour vacciner une personne fragile ou récemment hospitalisée.
Il est également recommandé de consulter si une personne âgée présente des infections respiratoires répétées, une fatigue inhabituelle après une pneumonie ou une aggravation de son état général. Le vaccin est un outil de prévention, mais il ne remplace jamais le suivi médical.
Le vaccin contre le pneumocoque ne traite pas une infection en cours : il sert à réduire le risque de certaines formes graves.
Mini-FAQ
Le vaccin pneumocoque est-il recommandé à tous après 65 ans ?
Oui. Depuis l’élargissement des recommandations, il concerne l’ensemble des personnes de 65 ans et plus, même sans maladie chronique connue.
Faut-il le faire chaque année ?
Non. Contrairement au vaccin contre la grippe, il ne s’agit pas d’une vaccination annuelle. Le schéma doit être confirmé par un professionnel selon l’historique vaccinal.
Peut-on le faire en pharmacie ?
Dans le cadre des compétences vaccinales actuelles, les pharmaciens peuvent prescrire et administrer plusieurs vaccins recommandés du calendrier vaccinal aux personnes concernées. En cas de situation médicale complexe, un avis du médecin reste préférable.
Que faire si le carnet de vaccination est perdu ?
Il faut en parler au médecin ou au pharmacien. Ils peuvent rechercher une trace dans le dossier médical, les anciennes ordonnances ou l’historique de remboursement.
Le vaccin protège-t-il de toutes les pneumonies ?
Non. Il cible les infections liées au pneumocoque. D’autres virus ou bactéries peuvent provoquer une pneumonie, d’où l’intérêt de maintenir les autres gestes de prévention et le suivi médical.










