Quelques gouttes de sang au milieu d’une journée étouffante peuvent provoquer une inquiétude immédiate. Air desséché, climatisation, déshydratation ou traitement médical peuvent fragiliser les muqueuses, mais l’abondance du saignement n’est pas le seul repère à observer.
Pourquoi le nez peut-il saigner davantage pendant l’été ?
L’intérieur du nez est recouvert d’une muqueuse fine et richement vascularisée. De nombreux petits vaisseaux se trouvent juste sous sa surface, notamment dans la partie antérieure de la cloison nasale.
Ces vaisseaux peuvent se rompre après une irritation minime. La chaleur n’est pas toujours la cause directe du saignement, mais plusieurs situations estivales peuvent fragiliser la muqueuse :
- un air extérieur très chaud et sec ;
- une climatisation utilisée pendant plusieurs heures ;
- un ventilateur dirigé vers le visage ;
- une déshydratation ;
- des passages répétés entre chaleur et air climatisé ;
- des allergies saisonnières ;
- un mouchage fréquent ou énergique.
Une muqueuse sèche se fissure plus facilement. Des croûtes peuvent se former, puis se détacher après un éternuement, un frottement ou un simple mouchage.
La poussière, le sable, la fumée, le chlore d’une piscine ou certains sprays nasaux peuvent également entretenir l’irritation.
Le lien avec l’été vient souvent de l’assèchement et de l’irritation du nez, davantage que de la température extérieure prise isolément.
À quoi ressemble un saignement de nez généralement peu inquiétant ?
Un saignement nasal, également appelé épistaxis, est souvent bénin lorsqu’il provient de la partie antérieure du nez.
Le tableau est plutôt rassurant lorsque :
- le sang s’écoule surtout d’une seule narine ;
- la quantité reste faible ou modérée ;
- l’écoulement se fait goutte à goutte ;
- la personne reste parfaitement consciente ;
- elle ne présente ni malaise, ni essoufflement ;
- le saignement diminue avec une compression correcte ;
- aucun traumatisme important n’a précédé l’épisode.
Le sang peut impressionner lorsqu’il se mélange aux sécrétions nasales ou tache rapidement un mouchoir. L’aspect visuel peut sembler spectaculaire sans que la quantité perdue soit nécessairement importante.
Il faut néanmoins surveiller l’évolution jusqu’à l’arrêt complet du saignement. Un épisode initialement modéré peut persister si la compression est mal réalisée ou si un traitement perturbe la coagulation.
Quel geste faut-il effectuer immédiatement ?
La personne doit interrompre son activité et s’installer dans un endroit calme, si possible frais.

Les étapes à respecter sont les suivantes :
- S’asseoir et rester légèrement penché vers l’avant.
- Garder la bouche ouverte pour respirer.
- Pincer fermement la partie souple du nez entre le pouce et l’index.
- Maintenir les deux narines fermées pendant dix minutes complètes.
- Utiliser une montre ou un minuteur pour respecter la durée.
- Relâcher doucement la pression après dix minutes.
- Recommencer une seconde fois si le saignement continue.
Les doigts doivent être placés sous la partie osseuse du nez, sur les ailes souples. Pincer uniquement le haut du nez ne comprime pas correctement les petits vaisseaux responsables de la majorité des saignements.
La pression doit rester continue. Il ne faut pas relâcher les doigts toutes les trente secondes pour regarder si le sang coule encore, car le caillot en formation risque de se détacher.
Une compresse froide enveloppée dans un linge peut être posée sur le milieu du visage pour apporter du confort. Elle ne remplace pas la compression des narines.
Dix minutes de compression réellement continue sont plus efficaces qu’une succession de pressions courtes interrompues par des vérifications.
Pourquoi faut-il pencher la tête vers l’avant ?
Pencher légèrement la tête en avant permet au sang de s’écouler par les narines plutôt que vers l’arrière de la gorge.
Lorsque la tête est rejetée en arrière, la personne peut avaler du sang sans s’en rendre compte. Cela peut provoquer :
- des nausées ;
- une irritation de l’estomac ;
- des vomissements ;
- une toux ;
- une sensation d’étouffement ;
- une mauvaise appréciation de la quantité de sang perdue.
Le sang avalé peut ressortir lors d’un vomissement et donner l’impression d’une hémorragie digestive. Il peut aussi rendre les selles très foncées dans les heures suivantes.
La personne doit donc rester assise, respirer par la bouche et recracher le sang qui arrive dans celle-ci sans chercher à l’avaler.
Il ne faut pas s’allonger à plat pendant que le nez saigne. Une personne faible peut être installée dans une position sécurisée en suivant les instructions données par les secours.
Quelles erreurs empêchent le saignement de s’arrêter ?
Plusieurs gestes transmis par habitude peuvent prolonger l’épisode ou masquer son importance.
Il faut éviter de :
- basculer la tête en arrière ;
- s’allonger complètement ;
- pincer uniquement la partie osseuse du nez ;
- relâcher constamment la compression ;
- se moucher vigoureusement ;
- gratter une croûte visible ;
- introduire profondément du coton ou du papier ;
- placer un objet dans la narine ;
- prendre spontanément de l’aspirine ;
- continuer une activité sous le soleil.
Un mouchoir placé sous les narines peut absorber le sang, mais il ne doit pas être enfoncé profondément. Son retrait risque d’arracher le caillot en formation et de provoquer une nouvelle hémorragie.
Une mèche improvisée peut aggraver une irritation ou rester coincée. Le méchage médical utilise du matériel adapté et doit être réalisé selon des indications précises.
Il ne faut pas appliquer de glaçon directement à l’intérieur du nez ni verser un produit désinfectant dans la narine.
Le geste essentiel consiste à comprimer la partie souple du nez, pas à remplir la narine avec du papier ou du coton.
Combien de temps peut-on attendre avant de demander de l’aide ?
Un premier cycle de compression doit durer dix minutes sans interruption. Si le sang continue, une seconde compression de dix minutes peut être réalisée de la même manière.
Un avis médical rapide devient nécessaire lorsque :
- le saignement persiste malgré deux compressions correctement réalisées ;
- le débit ne diminue pas ;
- le sang recommence aussitôt après le relâchement ;
- les épisodes se répètent dans la même journée ;
- la personne se sent faible ou étourdie ;
- elle prend un traitement influençant la coagulation ;
- le saignement concerne une personne âgée fragile.
Il ne faut pas continuer pendant une heure à alterner compressions courtes, mouchages et vérifications. Cette succession de manipulations empêche le caillot de se stabiliser.
En cas de doute, le 15 peut être appelé pour obtenir une évaluation adaptée à l’âge, aux antécédents, aux traitements et à l’importance du saignement.

Quels signes imposent d’appeler le 15 ou le 112 ?
Certains saignements nécessitent une prise en charge urgente sans attendre l’échec de plusieurs tentatives à domicile.
Il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112 lorsque :
- le sang coule très abondamment ;
- il s’écoule par les deux narines et dans la gorge ;
- la personne a du mal à respirer ;
- elle devient très pâle ;
- elle présente un malaise ou perd connaissance ;
- son pouls devient très rapide ;
- elle est confuse ou anormalement agitée ;
- des sueurs froides apparaissent ;
- le saignement suit un choc violent au visage ou à la tête ;
- la personne présente un trouble connu de la coagulation.
Les palpitations, la pâleur, les sueurs et l’impression de faiblesse peuvent signaler une mauvaise tolérance à la perte de sang ou à la chaleur. Les critères détaillés dans l’article sur les palpitations pendant les fortes chaleurs permettent d’identifier les associations de symptômes qui ne doivent pas être banalisées.
En attendant les secours, une compression peut être maintenue si aucun traumatisme important du visage ne l’interdit. La personne ne doit pas conduire elle-même.
Un saignement de nez associé à un malaise, une difficulté respiratoire ou une altération de la conscience constitue une urgence, quelle que soit sa durée.
Le sang qui descend dans la gorge est-il plus préoccupant ?
Une petite quantité de sang peut passer dans la gorge si la tête est mal positionnée. En revanche, un écoulement continu vers l’arrière peut évoquer un saignement situé plus profondément dans les fosses nasales.
Ces saignements postérieurs sont moins fréquents, mais peuvent être plus difficiles à contrôler. Ils concernent davantage certaines personnes âgées ou présentant des troubles vasculaires ou de la coagulation.
Plusieurs signes doivent retenir l’attention :
- le sang est surtout ressenti dans la gorge ;
- les deux narines semblent concernées ;
- la quantité paraît importante ;
- la compression antérieure reste inefficace ;
- la personne avale continuellement du sang ;
- des nausées ou des vomissements apparaissent ;
- l’état général se dégrade.
Un écoulement postérieur abondant nécessite une évaluation médicale urgente. Il ne faut pas tenter d’enfoncer une compresse au fond du nez pour le bloquer.
Que change la prise d’un anticoagulant ou d’un antiagrégant ?
Les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires diminuent la capacité du sang à former ou à maintenir un caillot. Ils sont prescrits pour prévenir des complications potentiellement graves, comme un accident vasculaire cérébral ou la formation d’un caillot.
Parmi les traitements concernés peuvent figurer :
- les antivitamines K ;
- les anticoagulants oraux directs ;
- les héparines ;
- l’aspirine lorsqu’elle est prescrite comme antiagrégant ;
- le clopidogrel et d’autres antiagrégants.
Un saignement peut durer plus longtemps sous ces traitements. Il faut demander rapidement un avis lorsque :
- la compression reste inefficace ;
- le saignement est abondant ;
- plusieurs épisodes surviennent ;
- d’autres saignements apparaissent ;
- des bleus nombreux se forment sans choc ;
- la personne se sent faible ou étourdie.
Le traitement ne doit jamais être arrêté, sauté ou diminué sans consigne médicale. Une interruption peut exposer à un risque de thrombose ou d’accident vasculaire.
Il est utile de communiquer au médecin :
- le nom du médicament ;
- la dose habituelle ;
- l’heure de la dernière prise ;
- les autres médicaments consommés ;
- la durée du saignement ;
- les tentatives déjà réalisées pour l’arrêter.
Pendant l’été, la conservation des traitements reste également importante. Les conseils sur les médicaments exposés aux fortes chaleurs permettent de limiter les erreurs de stockage.
Un saignement ne justifie pas d’interrompre seul un anticoagulant : la décision dépend du médicament, de son indication et de la gravité de l’hémorragie.
Une tension artérielle élevée provoque-t-elle le saignement ?
L’hypertension artérielle est souvent tenue pour responsable dès qu’un adulte saigne du nez. La relation est pourtant moins directe.
Une tension élevée n’est généralement pas l’unique cause d’une épistaxis. Elle peut toutefois rendre un saignement déjà commencé plus difficile à arrêter ou être découverte au moment de l’épisode.
La tension peut aussi augmenter temporairement sous l’effet :
- de l’inquiétude ;
- de la douleur ;
- de la chaleur ;
- d’un effort récent ;
- de l’agitation provoquée par la vue du sang.
Une mesure isolée ne suffit pas pour modifier un traitement antihypertenseur. La personne doit d’abord s’asseoir, effectuer la compression et retrouver son calme.
Il ne faut pas prendre un comprimé supplémentaire dans l’objectif d’arrêter le saignement. Une baisse excessive de la tension pourrait provoquer un vertige, une chute ou un malaise.
Un avis urgent est nécessaire si une tension très élevée s’accompagne notamment de :
- douleur thoracique ;
- essoufflement ;
- faiblesse brutale d’un côté ;
- difficulté à parler ;
- trouble visuel soudain ;
- confusion ;
- mal de tête brutal et inhabituel.
La déshydratation peut-elle favoriser l’épisode ?
La déshydratation ne provoque pas systématiquement un saignement de nez. Elle peut cependant participer à l’assèchement des muqueuses et s’ajouter à l’effet d’un air chaud ou climatisé.
Il faut rechercher d’autres signes comme :
- bouche très sèche ;
- soif importante ;
- urines rares ou foncées ;
- fatigue inhabituelle ;
- maux de tête ;
- vertiges au lever ;
- faiblesse ;
- confusion chez une personne âgée.
Une personne consciente et capable d’avaler peut boire progressivement selon ses besoins et les consignes de son médecin. Il ne faut pas lui faire avaler une grande quantité d’eau d’un seul coup pendant qu’elle saigne.
La chaleur peut masquer plusieurs problèmes lorsqu’un saignement s’associe à un pouls rapide, une faiblesse ou une diminution des urines.
Une baisse inhabituelle de la sudation constitue un autre signal à surveiller. L’article consacré à l’absence de transpiration sous forte chaleur détaille les signes pouvant évoquer une mauvaise régulation de la température.
Quand des saignements répétés nécessitent-ils une consultation ?
Un épisode isolé après une irritation identifiable est souvent sans gravité. Une répétition régulière mérite en revanche une consultation, même si chaque saignement s’arrête avec la compression.
Il faut prendre rendez-vous lorsque :
- les épisodes deviennent plus fréquents ;
- ils surviennent sans déclencheur évident ;
- la même narine saigne toujours ;
- une obstruction nasale persiste ;
- une douleur du nez ou du visage apparaît ;
- d’autres saignements sont constatés ;
- les gencives saignent facilement ;
- des bleus se forment spontanément ;
- une fatigue ou une pâleur durable s’installe.
Chez un enfant, un écoulement malodorant provenant d’une seule narine peut faire rechercher un petit objet introduit dans le nez. Il ne faut pas essayer de le retirer à l’aveugle avec une pince.
Chez l’adulte, le médecin peut rechercher une fragilité locale, un traitement impliqué, un trouble de la coagulation ou, plus rarement, une lésion de la fosse nasale.
Un saignement peu abondant mais régulièrement répété mérite davantage d’attention qu’un épisode unique clairement provoqué par une muqueuse irritée.
Un saignement après un choc doit-il être traité de la même manière ?
Un petit choc peut provoquer une épistaxis limitée. En revanche, une chute, un accident ou un coup violent au visage nécessite une prudence particulière.
Une évaluation urgente est nécessaire lorsque le traumatisme s’accompagne de :
- déformation visible du nez ;
- douleur importante du visage ;
- gonflement rapide ;
- difficulté à respirer par le nez ;
- perte de connaissance, même brève ;
- vomissements ;
- trouble de la mémoire ;
- liquide clair s’écoulant du nez ;
- saignement très abondant.
Après un traumatisme facial important, il ne faut pas exercer une pression forte sur une zone déformée sans l’avis des secours.
La personne ne doit pas tenter de redresser elle-même son nez ni introduire un objet dans les narines. Il faut appeler le 15 ou le 112 et suivre les instructions données.
Comment éviter un nouveau saignement dans les heures suivantes ?
Une fois l’hémorragie arrêtée, le caillot reste fragile. Un frottement ou une augmentation de la pression dans les petits vaisseaux peut provoquer une récidive.
Pendant les heures suivantes, il est préférable de :
- ne pas se moucher ;
- éviter de toucher l’intérieur du nez ;
- éternuer la bouche ouverte ;
- rester dans un environnement frais ;
- éviter les efforts physiques ;
- ne pas soulever de charge lourde ;
- éviter de se pencher longuement vers le sol ;
- ne pas prendre de douche très chaude ;
- limiter l’alcool.
La reprise des activités doit rester progressive, surtout si l’épisode a duré longtemps ou si la personne s’est sentie faible.
Il ne faut pas retirer une croûte pour « nettoyer » la narine. Elle participe à la cicatrisation du petit vaisseau.
Une nouvelle compression doit être réalisée si le saignement reprend. En cas de récidive immédiate ou abondante, un avis médical est nécessaire.
Comment prévenir les saignements liés à un air trop sec ?
La prévention repose sur la protection de la muqueuse et la réduction des irritations répétées.
Plusieurs habitudes peuvent aider :
- éviter de diriger le ventilateur vers le visage ;
- ne pas régler la climatisation à une température excessivement basse ;
- aérer lorsque la température extérieure le permet ;
- boire selon les recommandations médicales ;
- se moucher doucement, une narine après l’autre ;
- ne pas gratter les croûtes ;
- limiter les sprays décongestionnants utilisés sans avis ;
- demander conseil avant d’appliquer un produit dans le nez.
Un lavage doux avec une solution saline adaptée peut être conseillé lorsqu’une muqueuse est sèche ou irritée. En cas de saignements répétés, un médecin ou un pharmacien peut recommander un produit hydratant compatible avec la situation.
Un spray nasal mal utilisé peut projeter le produit directement sur la cloison et entretenir l’irritation. L’embout doit être orienté selon les instructions de la notice ou du professionnel de santé.
Humidifier et protéger la muqueuse est plus utile que multiplier les produits nasaux irritants ou décongestionnants.
Que peut faire le médecin si les saignements continuent ?
Le médecin commence par préciser la fréquence, la durée, l’abondance et les circonstances des épisodes. Il recherche également les médicaments susceptibles de modifier la coagulation.
L’examen peut porter sur :
- l’endroit où le saignement débute ;
- l’état de la muqueuse ;
- la présence de croûtes ou d’une plaie ;
- une déviation de la cloison ;
- une infection ;
- la tension artérielle ;
- la présence d’autres signes hémorragiques.
Selon la situation, le professionnel peut proposer :
- un traitement local ;
- une cautérisation du petit vaisseau ;
- un méchage adapté ;
- un examen ORL ;
- une prise de sang ;
- un contrôle de la coagulation ;
- une réévaluation des médicaments.
Les examens ne sont pas systématiques après un épisode isolé et mineur. Ils deviennent plus utiles lorsque les saignements sont sévères, répétés ou associés à d’autres anomalies.
Tableau récapitulatif : quand et comment réagir ?
| Situation observée | Niveau de vigilance | Réflexe à adopter |
|---|---|---|
| Quelques gouttes par une narine, état général normal | Saignement probablement mineur | Pincer le nez dix minutes sans interrompre |
| Saignement encore présent après dix minutes | Surveillance renforcée | Répéter une compression complète de dix minutes |
| Saignement persistant après deux compressions | Avis médical rapide | Contacter un professionnel ou le 15 |
| Épisodes fréquents ou toujours du même côté | Cause à rechercher | Prendre rendez-vous avec un médecin |
| Saignement abondant sous anticoagulant | Risque accru | Demander une évaluation urgente sans arrêter le traitement |
| Sang par les deux narines et dans la gorge | Urgence | Appeler immédiatement le 15 ou le 112 |
| Malaise, pâleur, confusion ou difficulté respiratoire | Urgence vitale possible | Appeler les secours et rester auprès de la personne |
Mini FAQ
La chaleur peut-elle directement faire saigner du nez ?
Elle agit surtout indirectement. L’air chaud, la climatisation, le manque d’hydratation et les irritations répétées peuvent assécher la muqueuse nasale et fragiliser les petits vaisseaux situés à sa surface.
Combien de temps faut-il pincer le nez ?
Il faut pincer la partie souple du nez pendant dix minutes continues, sans relâcher pour vérifier. Si le saignement continue, une seconde compression complète de dix minutes peut être réalisée.
Faut-il pencher la tête en arrière ?
Non. La tête doit être légèrement inclinée vers l’avant afin d’éviter que le sang ne coule dans la gorge. Le sang avalé peut provoquer des nausées, des vomissements et masquer l’importance réelle du saignement.
Peut-on mettre du coton dans la narine ?
Il ne faut pas enfoncer profondément de coton, de papier ou de mouchoir. Leur retrait peut arracher le caillot. La compression externe de la partie souple du nez reste le premier geste à réaliser.
Doit-on arrêter un anticoagulant après un saignement ?
Non. Un anticoagulant ou un antiagrégant ne doit jamais être arrêté sans consigne médicale. Il faut signaler le traitement lors de l’appel et demander rapidement un avis si le saignement est abondant ou persistant.
Quand faut-il appeler immédiatement les secours ?
Il faut appeler le 15 ou le 112 si le sang coule abondamment par les deux narines ou dans la gorge, après un traumatisme grave, ou lorsque le saignement s’accompagne d’un malaise, d’une pâleur importante, d’une confusion ou d’une difficulté à respirer.










