VRS après 75 ans : ce vaccin dont on parle encore trop peu chez les seniors

VRS après 75 ans : ce vaccin dont on parle encore trop peu chez les seniors

Le VRS n’est pas seulement le virus de la bronchiolite du nourrisson : il peut aussi provoquer des infections respiratoires graves chez les seniors. Après 75 ans, la vaccination est désormais recommandée, mais elle reste encore peu connue du grand public. Pour les personnes âgées, l’enjeu est simple : éviter qu’une infection hivernale ne se transforme en pneumonie, hospitalisation ou perte d’autonomie.

  • Le VRS circule surtout d’octobre à la fin de l’hiver.
  • La vaccination est recommandée à toute personne de 75 ans et plus.
  • Un médecin, pharmacien ou infirmier peut vérifier si elle est indiquée.

Pourquoi le VRS concerne aussi les seniors ?

Le virus respiratoire syncytial, ou VRS, est souvent associé aux jeunes enfants. Pourtant, il touche aussi les adultes âgés. Chez une personne de plus de 75 ans, une infection qui ressemble au départ à un rhume peut descendre vers les bronches ou les poumons, provoquer un essoufflement important et déstabiliser une maladie déjà présente.

Selon Vaccination Info Service, le VRS peut entraîner chez les personnes âgées fragiles une hausse des hospitalisations et des décès, en particulier lorsqu’il existe des maladies chroniques. Le sujet mérite donc d’être abordé au même titre que la grippe, le Covid-19, le pneumocoque ou le zona.

Après 75 ans, une infection respiratoire hivernale ne doit pas être banalisée si elle s’accompagne d’essoufflement, de fatigue inhabituelle ou d’aggravation rapide.

Qui devrait en parler avec un professionnel de santé ?

VRS : l’essentiel après 75 ans
VRS : l’essentiel après 75 ans.

La recommandation principale concerne les personnes âgées de 75 ans et plus. Elle concerne aussi les personnes de 65 ans et plus ayant certaines maladies respiratoires ou cardiaques chroniques, notamment lorsqu’une infection virale pourrait aggraver leur état général.

Profil Pourquoi être vigilant ? Bon réflexe
75 ans et plus L’âge augmente le risque de formes respiratoires sévères. Demander un point vaccinal avant l’hiver.
65 ans et plus avec BPCO Le VRS peut aggraver l’essoufflement et l’état respiratoire. En parler au pneumologue ou médecin traitant.
Insuffisance cardiaque Une infection respiratoire peut décompenser le cœur. Vérifier l’indication lors du suivi habituel.
Vie en collectivité Les virus respiratoires circulent plus facilement. Faire le point avec l’équipe soignante.

Ce que change le vaccin après 75 ans

La Haute Autorité de santé recommande la vaccination contre le VRS chez les personnes de 75 ans et plus, ainsi que chez certains adultes de 65 ans et plus à risque respiratoire ou cardiaque. L’objectif n’est pas d’éviter tous les rhumes de l’hiver, mais de réduire le risque d’infections respiratoires basses liées au VRS.

Trois vaccins disposent d’une autorisation européenne pour les adultes concernés : Arexvy, Abrysvo et mRESVIA. Le choix du vaccin revient au professionnel de santé, selon l’âge, les antécédents, les traitements et les recommandations en vigueur.


À quel moment se faire vacciner ?

Le VRS circule surtout pendant la saison froide. La vaccination est donc généralement envisagée avant la période épidémique, souvent à l’automne. Elle peut être discutée lors d’un rendez-vous de suivi, d’un passage en pharmacie ou au moment de préparer les vaccins d’hiver.

Le bon réflexe avant l’hiver : demander une vérification complète des vaccins utiles après 65 ans, notamment grippe, Covid-19, pneumocoque, zona et VRS.

Bilan vaccinal avant l’hiver
Bilan vaccinal avant l’hiver.

L’ANSM précise que la vaccination contre le VRS peut être réalisée en même temps que la vaccination contre la grippe saisonnière. Selon le vaccin utilisé, le professionnel confirme les associations possibles avec les autres vaccins prévus.

Les limites à connaître

Le vaccin contre le VRS ne remplace pas les gestes simples de prévention. Aérer, se laver les mains, porter un masque en cas de symptômes respiratoires et éviter les contacts rapprochés avec une personne malade restent utiles, surtout auprès d’un senior fragile.

Il ne traite pas non plus une infection déjà en cours. Une toux qui s’aggrave, une respiration rapide, un essoufflement au repos, une fièvre persistante ou une grande fatigue doivent conduire à demander un avis médical. Chez une personne âgée, une aggravation respiratoire rapide doit toujours être prise au sérieux.

  • Ne pas confondre VRS, grippe, Covid-19 et pneumocoque.
  • Ne pas attendre l’hiver installé pour faire le point.
  • Conserver le carnet de vaccination ou le dossier médical à jour.
  • Demander conseil en cas d’allergie connue ou de traitement lourd.

Quand demander un avis médical ?

Un avis médical est recommandé avant la vaccination en cas d’allergie sévère connue, de maladie aiguë avec fièvre, d’immunodépression, de traitement complexe, de vaccination récente ou de doute sur l’état général. Le médecin peut aussi préciser le bon moment pour vacciner une personne très fragile, récemment hospitalisée ou vivant en établissement.

Il faut consulter rapidement en cas d’essoufflement inhabituel, douleur thoracique, confusion, malaise, respiration sifflante, fièvre qui persiste ou impossibilité de s’alimenter et de boire correctement. Le vaccin est un outil de prévention : il complète le suivi médical, mais ne le remplace pas.

Le vaccin contre le VRS doit être discuté avec un professionnel de santé, surtout si la personne prend plusieurs traitements ou présente une maladie chronique.

Mini-FAQ

Le vaccin VRS est-il recommandé après 75 ans ?

Oui. La vaccination saisonnière contre le VRS est recommandée aux personnes âgées de 75 ans et plus.

Et entre 65 et 74 ans ?

Elle peut être recommandée chez les personnes de 65 ans et plus présentant certaines maladies respiratoires chroniques ou cardiaques susceptibles de s’aggraver lors d’une infection à VRS.

Faut-il le faire chaque année ?

Pour le moment, la nécessité d’un rappel annuel n’est pas établie. Le schéma doit être confirmé par un professionnel selon les recommandations à jour.

Peut-on le faire avec le vaccin contre la grippe ?

Oui, la co-administration avec le vaccin contre la grippe saisonnière est possible selon les recommandations et le vaccin utilisé.

Le vaccin évite-t-il toutes les infections respiratoires ?

Non. Il cible le VRS. D’autres virus ou bactéries peuvent provoquer une bronchite, une pneumonie ou un syndrome grippal.

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