Lorsque le sommeil tarde à venir, le rituel qui précède le coucher peut aider à ralentir le rythme de la soirée. Certaines plantes sont traditionnellement consommées en infusion pour accompagner la détente ou le sommeil. Leur intérêt varie toutefois selon la plante, et elles ne remplacent pas la recherche d’une cause lorsque les difficultés persistent.
1. La camomille, le grand classique du soir
La camomille est probablement l’une des plantes les plus associées à la tisane du coucher. Dépourvue de caféine, elle s’intègre facilement dans une routine calme avant la nuit.
Son utilisation pour favoriser le sommeil repose largement sur la tradition. Les études disponibles ne permettent pas de la considérer comme un traitement de l’insomnie. Les personnes allergiques aux plantes de la famille des Astéracées doivent par ailleurs rester prudentes.
2. Le chanvre : que faut-il savoir sur le CBD ?
Le chanvre contient naturellement plusieurs cannabinoïdes, dont le cannabidiol, plus connu sous le nom de CBD. Cette substance est souvent associée à la détente, mais son efficacité pour faciliter l’endormissement n’est pas suffisamment démontrée pour la présenter comme un traitement de l’insomnie.
Pour tout connaître sur le CBD, ses usages, les effets qui lui sont attribués et les endroits où acheter, ce média CBD rassemble des informations consacrées à cet univers.

Dans le cadre d’une infusion, une distinction importante doit être faite entre les feuilles de chanvre à infuser et les produits auxquels du CBD a été ajouté. Les feuilles exclusivement destinées à la préparation d’une infusion aqueuse peuvent être commercialisées sous certaines conditions, notamment lorsqu’elles respectent les teneurs réglementaires en THC et qu’elles ne sont pas enrichies en cannabinoïdes.
À l’inverse, les denrées alimentaires contenant du CBD ajouté ne sont actuellement pas autorisées à la vente dans l’Union européenne.
Le choix d’un produit ne doit donc pas reposer uniquement sur la mention « CBD » figurant sur son emballage. La composition, le mode d’utilisation, la conformité du produit et les traitements éventuellement pris en parallèle doivent être pris en compte, en particulier chez une personne âgée.
3. La valériane, traditionnellement associée au sommeil
La racine de valériane figure parmi les plantes les plus utilisées dans les préparations destinées au sommeil. Son usage traditionnel est reconnu en Europe pour soulager une tension nerveuse légère et aider au sommeil.
Son effet n’est pas nécessairement immédiat. Elle peut aussi diminuer la vigilance chez certaines personnes. La prudence est recommandée avant de conduire et lorsqu’elle est associée à des médicaments susceptibles de provoquer une somnolence.
4. La mélisse pour une soirée plus calme
Avec son parfum légèrement citronné, la mélisse est souvent utilisée dans les mélanges du soir. Elle bénéficie d’un usage traditionnel pour accompagner les états de tension légère et aider au sommeil.
Elle peut notamment être associée à la valériane. Multiplier les plantes n’améliore toutefois pas nécessairement leur intérêt et rend plus difficile l’identification d’un éventuel effet indésirable.
5. La passiflore en cas de nervosité légère
La passiflore est traditionnellement employée lorsque l’agitation ou la nervosité rendent le coucher plus difficile. Elle entre également dans certaines associations de plantes destinées au soir.
Elle peut provoquer une somnolence chez certaines personnes. Après 60 ans, la présence de plusieurs traitements justifie une vigilance particulière. Les médicaments réellement pris à domicile doivent être signalés au pharmacien ou au médecin avant de multiplier les produits à effet sédatif.
6. La lavande, une plante associée à la détente
Les fleurs de lavande peuvent être utilisées en infusion, seules ou dans des mélanges. Leur parfum marqué participe également au caractère ritualisé de la boisson du soir.
L’usage traditionnel de la lavande concerne notamment les manifestations légères du stress et l’aide au sommeil. Une infusion ne doit cependant pas être assimilée à un médicament hypnotique.
7. Le houblon, également utilisé en infusion
Le houblon n’est pas réservé à la fabrication de la bière. Ses cônes sont aussi employés dans certaines préparations de phytothérapie, notamment avec la valériane.
Son usage traditionnel concerne les tensions légères et l’aide au sommeil. Comme pour les autres plantes susceptibles d’accentuer la somnolence, les associations doivent rester prudentes, notamment avec des traitements sédatifs.
8. Le tilleul pour créer un rituel du coucher
Le tilleul reste une tisane du soir très populaire. Au-delà de la plante elle-même, préparer une boisson chaude à heure régulière peut aider à installer un véritable signal de coucher.
Ce rituel gagne à s’accompagner de quelques habitudes simples :
- limiter le café et le thé en fin de journée ;
- réduire les écrans juste avant le coucher ;
- conserver des horaires relativement réguliers ;
- éviter les repas très lourds tard le soir ;
- maintenir une activité physique adaptée dans la journée.
Lorsque le manque de sommeil s’accompagne d’une fatigue persistante chez une personne âgée, rechercher la cause devient plus important que multiplier les tisanes.

Quelles plantes choisir selon la situation ?
| Plante | Usage traditionnel | Vigilance |
|---|---|---|
| Camomille | Rituel du soir | Allergies possibles |
| Chanvre | Infusion de feuilles | Réglementation CBD |
| Valériane | Aide au sommeil | Somnolence |
| Mélisse | Tension légère | Associations |
| Passiflore | Nervosité légère | Médicaments sédatifs |
| Lavande | Détente | Effet variable |
| Houblon | Aide au sommeil | Somnolence |
| Tilleul | Rituel du coucher | Ne traite pas l’insomnie |
Un trouble du sommeil qui dure plusieurs semaines, se répète fréquemment ou retentit fortement sur la journée mérite un avis médical. Un médecin gériatre peut notamment rechercher plusieurs causes lorsqu’une personne âgée cumule troubles du sommeil, perte d’autonomie, médicaments et autres problèmes de santé.
Mini FAQ
Quelle infusion boire avant de dormir ?
La camomille, la valériane, la mélisse, la passiflore, la lavande, le houblon ou le tilleul sont traditionnellement associés au soir. Le choix dépend surtout de la tolérance individuelle, des traitements pris et de l’éventuelle présence de contre-indications.
Combien de temps avant le coucher boire une tisane ?
Une infusion peut être intégrée au rituel qui précède le coucher. Il vaut toutefois mieux éviter une quantité très importante juste avant de dormir si elle entraîne des réveils nocturnes pour uriner.
Peut-on mélanger plusieurs plantes ?
Des mélanges traditionnels existent, notamment autour de la valériane, de la mélisse, de la passiflore, du houblon ou de la lavande. Accumuler plusieurs plantes sédatives n’est cependant pas toujours souhaitable, surtout avec des médicaments.
Une infusion peut-elle remplacer un somnifère ?
Non. Une personne qui prend un traitement pour dormir ne doit pas l’arrêter ou le modifier seule pour le remplacer par une plante. Toute modification doit être discutée avec le prescripteur.
Quand faut-il consulter pour des problèmes d’endormissement ?
Un avis médical est indiqué lorsque les difficultés deviennent persistantes, entraînent une somnolence importante dans la journée ou s’accompagnent notamment de ronflements avec pauses respiratoires, d’une humeur très dégradée, de douleurs ou d’autres symptômes inhabituels.
Quelles précautions faut-il prendre avec le CBD ?
Le CBD peut entraîner une somnolence et interagir avec certains médicaments courants, en diminuant leur efficacité ou en augmentant leurs effets indésirables. Une attention particulière s’impose donc chez les personnes âgées et en cas de traitement régulier.
CBD : les précautions à connaître en France
La consommation de CBD n’est pas anodine, notamment chez une personne prenant régulièrement des médicaments. Les autorités sanitaires signalent que le cannabidiol peut modifier l’effet de certains traitements, soit en diminuant leur efficacité, soit en augmentant le risque d’effets indésirables. La prudence est particulièrement importante en cas de polymédication, situation fréquente après 60 ans.
Avant d’utiliser un produit contenant du CBD, il est donc recommandé de demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, notamment en présence d’une maladie chronique ou d’un traitement au long cours. Un médicament prescrit ne doit jamais être arrêté, diminué ou remplacé par du CBD sans l’accord du professionnel qui assure le suivi.
La réglementation alimentaire doit également être distinguée de la commercialisation générale des produits issus du chanvre. En France et dans l’Union européenne, les aliments contenant du CBD ajouté ne sont actuellement pas autorisés à la vente en tant que denrées alimentaires. Les graines de chanvre et leurs dérivés ainsi que les feuilles exclusivement destinées à une infusion aqueuse peuvent relever d’un autre cadre, à condition notamment de respecter les limites réglementaires de THC et de ne pas être enrichies avec des extraits de CBD ou d’autres cannabinoïdes.
Il faut également rester vigilant sur la composition réelle des produits. Des effets indésirables tels que fatigue, vertiges ou somnolence ont été signalés après la consommation de produits présentés comme contenant du CBD ; certaines analyses ont aussi mis en évidence du THC ou d’autres cannabinoïdes non attendus.
Enfin, la vigilance est indispensable avant de conduire. Un produit peut contenir des traces de THC et la somnolence peut elle-même réduire les capacités nécessaires à la conduite ou à l’utilisation de machines. La consommation de CBD ne garantit donc pas l’absence de risque sanitaire ou juridique au volant.
Le CBD ne doit pas être utilisé pour traiter seul une insomnie persistante. Des difficultés d’endormissement qui durent, s’aggravent ou retentissent fortement sur la journée nécessitent de rechercher une cause médicale, médicamenteuse, psychologique ou liée à un trouble du sommeil.










